Nouveau bras de fer judiciaire pour CNews. En réaction aux déclarations de Richard Haddad visant le Coran, le CCIE porte l’affaire devant la justice. Ce signalement s’inscrit dans un contexte de multiplication des dérives islamophobes au sein des médias français.
Le dernier incident s’est produit sur CNews, où les déclarations de l’historien Richard Haddad sur le Coran ont poussé le Collectif contre l’islamophobie en Europe (CCIE) à saisir le procureur de la République.
Le collectif justifie cette action par les déclarations de Richard Haddad sur CNews, lequel soutient que certains imams inculqueraient aux enfants la haine, la violence, ainsi que la légitimité du trafic de drogue envers les non-musulmans.
Richard Hadad dérape sur CNews
Selon le CCIE, ces déclarations s’apparentent à de la diffamation publique envers la communauté musulmane, visée ici en raison de son appartenance religieuse. Le collectif souligne par ailleurs que ces déclarations attribuent à des membres de la communauté des agissements graves sans l’ombre d’une preuve.
La polémique est née d’une séquence virale sur CNews. Lors de son passage le 3 mai dernier dans l’émission « 100% actu », Richard Haddad, présenté comme spécialiste du Moyen-Orient, a suscité une vive indignation en soutenant que « Coran autoriserait un musulman à vendre de la drogue aux mécréants ».
La vidéo est devenue virale en un temps record, déclenchant une pluie de critiques. Dans cette séquence, Richard Haddad soutient que « c’est dans les textes » et que certaines formations autoriseraient à « vendre de la drogue aux mécréants ». Ces affirmations ont indigné de nombreux observateurs, qui rappellent qu’aucun verset du Coran ne valide une telle théorie.
🇫🇷📺 L’historien Richard Haddad sur CNEWS : « Dans le Coran, il est écrit qu’un musulman peut vendre de la drogue aux mécréants ».pic.twitter.com/f5wFCryIRV
— AlertesInfos (@AlertesInfos) May 3, 2026
Le CCIE saisit le procureur de la République
En France, la diffamation publique est régie par la loi du 29 juillet 1881. Selon l’article 29, elle consiste en toute allégation portant atteinte à l’honneur d’autrui. L’article 32 durcit les sanctions lorsque ces attaques visent un groupe en raison de son appartenance religieuse.
Le Collectif Contre l’Islamophobie en Europe n’a pas tardé à réagir : vingt-quatre heures après le passage de Richard Haddad sur CNews, l’organisation affichait déjà son indignation sur les réseaux sociaux.
🔴 Suite aux propos tenus par Richard Haddad sur CNews, affirmant que certains imams ou formations religieuses enseigneraient aux enfants la haine, la violence et la légitimation de la vente de stupéfiants aux non-musulmans. pic.twitter.com/IUwW8TFD8D
— CCIE (@CCIEurope) May 6, 2026
Le collectif est monté au créneau, fustigeant le fait que « CNews diffuse une nouvelle accusation sans preuve contre les musulmans ». Il a notamment souligné que les déclarations de Richard Haddad « reposent sur des généralités graves visant les musulmans » et précisé qu’aucun texte ne vient étayer ses dires.
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