Au lendemain d’une grève partielle des transporteurs de voyageurs et de marchandises observée jeudi 1ᵉʳ janvier dans plusieurs wilayas, le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports a publié un communiqué à l’issue d’une réunion tenue vendredi 2 janvier avec les partenaires sociaux. Les discussions ont porté sur les revendications professionnelles du secteur, notamment le nouveau code de la route et la question des tarifs du transport.
Dans un communiqué rendu public hier soir, le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports a indiqué avoir tenu une réunion de concertation avec les représentants des transporteurs, à la suite de la grève partielle observée la veille.
🟢 À LIRE AUSSI : Grève illimitée des transporteurs : Le ministère ouvre le dialogue sur le Code de la route
La rencontre s’est déroulée sous la présidence du secrétaire général du ministère et a réuni l’Organisation nationale des transporteurs algériens, le Syndicat national des transporteurs, l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), ainsi que le Syndicat national des transporteurs par taxi, affilié à l’UGTA.
Selon le ministère, cette réunion visait à « recueillir les préoccupations professionnelles exprimées par les partenaires sociaux » et à apporter des clarifications sur plusieurs dossiers jugés sensibles par les professionnels du secteur.
Le nouveau Code de la route : encore en cours de procédure ?
Parmi les principaux points abordés figure le projet de Code de la route, qui a suscité des inquiétudes chez certains transporteurs, notamment les chauffeurs de camions, de bus et de taxis.
🟢 À LIRE AUSSI : C’est officiel : l’APN adopte le nouveau Code de la route
Le ministère de l’Intérieur et des Transports a tenu à préciser que ce texte, bien qu’adopté par l’Assemblée populaire nationale le 24 décembre dernier, n’est pas encore entré en vigueur. Selon le communiqué officiel, ce projet est toujours en cours d’examen dans le cadre du processus législatif en vigueur, et peut encore être enrichi à la lumière des observations et des propositions formulées.
Qu’en est-il de la question des tarifs de transport ?
La révision des tarifs du transport constitue la deuxième revendication majeure des transporteurs. Sur ce point, le ministère de l’Intérieur indique que « la question des tarifs a été abordée », précisant toutefois que ce dossier sera étudié « en tenant compte de la nature sociale du service public et de la capacité contributive des citoyens ».
À l’issue de la réunion, le ministère n’a annoncé aucune décision immédiate et a insisté sur la nécessité de préserver l’équilibre entre les impératifs économiques des professionnels du transport et le pouvoir d’achat des usagers.
Dans la foulée de la réunion, un communiqué diffusé par le Syndicat national des transporteurs par taxi (SNTT) a évoqué « une augmentation officielle des tarifs du transport ». Cette annonce a suscité de nombreuses réactions et interrogations parmi les citoyens.
Toutefois, le communiqué du ministère de l’Intérieur ne fait état d’aucune décision actée concernant une hausse des prix. Les autorités rappellent que toute évolution tarifaire éventuelle ne pourrait intervenir qu’après étude approfondie et dans un cadre concerté.
