L’aventure algérienne à la Coupe du monde 2026 s’est arrêtée en 32es de finale, battue 2-0 par la Suisse. Une désillusion pour tout un pays qui rêvait d’un parcours plus long, douze ans après la dernière apparition des Verts dans la compétition.
Devant les médias, le sélectionneur national Vladimir Petkovic a livré son analyse de la rencontre en revenant sur le manque de réalisme offensif, sur le choix contesté d’un seul attaquant, et sur les critiques adressées à sa défense.
Une entame de match maîtrisée mais gâchée par le manque de réalisme
Petkovic rappelle une entame maîtrisée de ses joueurs, avec plusieurs situations créées et une pression bien installée sur les bois suisses. Mais rien n’y fait au tableau d’affichage. « Nous avons bien commencé le match et nous nous sommes créé plusieurs situations dangereuses », a-t-il déclaré, avant de pointer le vrai problème du soir, l’incapacité à transformer ces occasions en buts. Le round d’observation tourne finalement à l’avantage de la Nati, plus efficace au moment décisif.
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L’ouverture du score suisse comme électrochoc
Pour Petkovic, tout bascule à l’ouverture du score. Une fois menés, ses joueurs n’ont jamais retrouvé le fil du match. Le second but scelle l’issue de la rencontre, face à une équipe suisse qu’il juge supérieure sur l’ensemble de la seconde période. Le technicien bosnien ne cherche aucune excuse et reconnaît sportivement la performance adverse. « Je félicite l’équipe de Suisse pour sa victoire. Elle a été meilleure que nous en seconde période », a-t-il déclaré.
La défense n’est pas coupable, estime Petkovic
Sur les plateaux et dans les tribunes, la défense algérienne a rapidement été pointée du doigt après cette élimination. Petkovic ne partage pas cette lecture. Il rappelle que son arrière-garde a tenu bon sur l’ensemble du tournoi, et pas seulement lors de ce match couperet.
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Pour lui, la Suisse a surtout su exploiter les rares occasions qui se sont présentées à elle, tandis que ses propres joueurs ont manqué d’efficacité devant le but adverse. « Notre faiblesse n’était pas la défense », a-t-il affirmé, désignant plutôt le manque de réalisme offensif comme la véritable explication de la défaite.
Un seul attaquant sur le pré, Petkovic assume son choix
Sur le plan tactique, le choix de Petkovic d’aligner un seul attaquant de pointe face à une Suisse solide défensivement a fait débat avant même le coup de sifflet final. Le technicien n’a pas esquivé la question et assume pleinement cette décision, sans y voir la cause de l’élimination. « Notre tactique n’était pas le problème. J’ai dû faire des choix, notamment celui d’aligner un seul attaquant, et j’en assume pleinement la responsabilité », a-t-il affirmé.
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Douze ans après, un huitième de finale qui reste un cap franchi
Malgré la déception, Petkovic replace cette élimination dans son contexte. Revenir à la Coupe du monde après douze ans d’absence, puis franchir le premier tour pour se hisser en 32es de finale, représente une étape importante pour le football algérien. « Cela constitue un moment historique », a-t-il souligné, appelant son groupe à retenir les points positifs de cette campagne plutôt que de s’arrêter sur le seul résultat du soir. Il a également salué l’engagement de ses joueurs tout au long du tournoi, un groupe qui n’a rien lâché sur le terrain jusqu’au bout.
