Zinédine Zidane a été officiellement nommé sélectionneur de l’équipe de France, succédant à Didier Deschamps à la tête des Bleus. Mais c’est une question inattendue, posée lors de sa conférence de presse de présentation, qui a immédiatement retenu l’attention : celle du sort de Christophe Gleizes, journaliste français incarcéré en Algérie depuis juin 2025. Interpellé sur ce dossier diplomatique brûlant, « Zizou » n’a pas esquivé.
« Je suis parent, je veux juste qu’il rentre chez lui pour voir sa famille. » Ces mots, prononcés avec une sobriété calculée, résument la position du nouveau patron des Bleus sur une affaire qui empoisonne depuis plus d’un an les relations entre Paris et Alger.
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Zidane sélectionneur des Bleus : une prise de parole rare et pesée
Fidèle à sa réputation de discrétion, Zinédine Zidane a tenu à replacer sa déclaration dans son rapport habituel à la parole publique. « Je ne me suis jamais trop exprimé, pas que ce dossier-là, je le fais pour tout ce qui me touche à l’extérieur. Je ne prends pas la parole dans n’importe quel cas, ça ne va pas changer », a-t-il précisé.
Ce cadrage dit beaucoup. En choisissant de répondre malgré tout, le nouveau sélectionneur a signifié que l’affaire Gleizes touche quelque chose de plus profond que la politique. C’est la fibre paternelle qu’il a convoquée, pas la tribune diplomatique.
Sa formule est limpide : « Bien sûr que je soutiens, comme un parent. Comme l’a dit le président, la FFF soutient M. Gleizes et sa famille. Qu’il puisse rentrer à la maison avec ses parents. C’est clair et net. » Un soutien assumé, mesuré dans la forme, mais sans la moindre ambiguïté sur le fond.
Christophe Gleizes, un journaliste au cœur d’une crise bilatérale
Arrêté en mai 2024 à Tizi-Ouzou alors qu’il couvrait un reportage sur la JS Kabylie, Christophe Gleizes a été condamné à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme », une peine confirmée en appel fin 2025. Son cas est rapidement devenu un symbole des tensions franco-algériennes, cristallisant les crispations entre les deux capitales à un moment où les ambassadeurs avaient été rappelés de part et d’autre.
Depuis, plusieurs signaux d’apaisement ont émergé. En janvier 2026, Ségolène Royal, présidente de l’Association France-Algérie, avait obtenu des autorités algériennes le transfert du journaliste vers un établissement pénitentiaire proche d’Alger, facilitant ainsi les visites de sa famille. Un geste présenté comme une réponse à une démarche humanitaire.
En mai 2026, sa mère, Sylvie Godard, annonçait sur France Inter que Christophe Gleizes renonçait à son pourvoi en cassation, choisissant de « s’en remettre totalement à la clémence du président Tebboune« . Un désistement juridique fort, qualifié d' »acte symbolique » par sa famille, dans l’espoir d’une grâce présidentielle.
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