Nezzar avait promis des révélations sur sa participation à cette réunion,Belkhadem assume «Sant’ Egidio»

Nezzar avait promis des révélations sur sa participation à cette réunion,Belkhadem assume «Sant’ Egidio»
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Il y a quelques jours, à l’occasion de la présentation des vœux de l’Aïd, le secrétaire général du Front de libération nationale avait promis des explications sur le gouvernement et de répondre aux accusations de l’ex-ministre de la Défense, Khaled Nezzar sur notamment l’arrêt du processus électoral, le départ du gouvernement Hamrouche et sa participation à la réunion de Sant’ Egidio.

Belkhadem qui est présenté comme l’un des probables candidats pour l’après-2014, n’a pas attendu les révélations de Nezzar pour justifier sa participation à la réunion de Sant’ Egidio. Lors d’une conférence régionale de formation tenue hier à Bordj Bou Arreridj inscrite dans le cadre d’une série de réunions au profit des jeunes, le SG du vieux parti a justifié sa participation à cette réunion en rappelant la situation qu’a connue l’Algérie dans les années 90. A ce propos, il dira que deux courants figuraient dans ce contexte. Il s’agit de ceux qui voulaient l’utilisation de la force et un autre qui voulait une solution politique. Il justifia aussi son cautionnement de Sant’ Egidio par la qualité de la participation. A ce propos, il posa la question suivante : «Est-ce quelqu’un ose douter de l’honnêteté et du nationalisme de feu Abdelhamid Mehri, de feu président Ahmed Benbella, de Hocine Aït Ahmed, de Nahda et du PT ?» Il dira aussi :

«J’ai cautionné cette réunion et je la cautionne toujours car le but était d’arrêter le bain de sang et sauvegarder l’unité du pays» avant d’ajouter : «l’époque actuelle exige le renforcement de nos rangs pour nous unir.

Je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie, parce que la concorde civile est un important acquis qu’il faut préserver à tout prix, et il est de notre devoir de ne jamais oublier les choses positives réalisées à cause de la concorde civile». Le SG du FLN va plus loin en affirmant : «C’est honteux de douter de personnalités comme celles qui ont assisté à cette réunion». Pour rappel, cette réponse de Belkhadem intervient au moment où des médias ont rapporté que l’ex-ministre de la Défense Khaled Nezzar a l’intention de revenir sur la participation de Belkhadem à la réunion de Sant’ Egidio à Rome (Italie) qui s’est déroulée en 1992 et de dire toute la vérité sur les secrets non dévoilés à ce jour qui entourent Belkhadem. Sans parler directement du gouvernement actuel, le Sg du FLN qui occupe aussi le poste de ministre d’Etat, représentant personnel de président de la République a évoqué «les principes» et «les conditions d’une bonne gouvernance». A ce propos, il a déclaré que la transition ne doit pas être effectuée «dans la hâte», synonyme, selon lui, «d’échecs et de déceptions», car, a-t-il ajouté, la bonne gouvernance «exige un apprentissage de longue haleine et une maturité qui ne peuvent être acquis que par la patience et l’expérience».

Ainsi, on ne sait pas s’il s’agit d’une lecture d’un patron d’un parti qui a été déjà nommé chef du gouvernement en 2006 mais une gouvernance qui n’a duré que deux ans, car le président Bouteflika a préféré rappeler Ahmed Ouyahia. Il est à souligner que le gouvernement actuel fonctionne avec sept ministères gérés par intérim, depuis les dernières législatives alors que la scène politique s’attend à un remaniement gouvernemental sachant que le Premier ministre, Ahmed Ouyahia n’a pas présenté la démission de son gouvernement, comme le veut la tradition même si du point de vue constitutionnel, rien ne l’y oblige.

Sans parler directement de ses détracteurs, dont un groupe a tenu un rassemblement brandissant des pancartes sur lesquelles on lisait «Dégage !» Belkhadem a noté que le FLN est en forme et s’attend à une «large victoire» de sa formation politique lors des prochaines élections locales. Il est à noter que lors de cette réunion, Belkhadem était soutenu par les ex-ministres du FLN qui étaient présents aux premiers rangs, à savoir Moussa Benhamadi, Belaayat, Louh, Haraoubia et Amar Tou.

Par Nacera Chennafi