Négociations direction générale Air Algérie-PNC,Aucune avancée, selon des délégués

Négociations direction générale Air Algérie-PNC,Aucune avancée, selon des délégués

air-algerie-6552.jpgLes négociations entre la direction générale d’Air Algérie et le personnel navigant commercial n’ont pas connu une évolution positive, selon un délégué du PNC, contacté par nos soins hier. Les deux parties se sont rencontrées jeudi soir et dans la soirée d’hier, mais sans parvenir à la conclusion d’un accord salarial.

Nazim Maiza, un des quatre délégués du PNC, se dit «sceptique» quant à l’évolution des négociations et s’interroge sur les intentions de la direction générale quant à l’issue de ses pourparlers. «Nous n’avançons pas. C’est toujours des discussions, sans décisions concrètes, alors que des actions de représailles sont menées contre nos collègues par le directeur des opérations aériennes»,

a indiqué la même source ajoutant que la proposition d’augmenter de 20% des salaires faite par le PDG, Mohamed Saleh Boultif, profitera plutôt aux pilotes dont les salaires ont déjà été augmentés récemment. «Je ne suis pas contre les pilotes, mais j’ai constaté que les propositions du PDG de réviser les salaires de tous les travailleurs de la compagnie profitera surtout aux pilotes, alors que cette corporation a bénéficié d’une augmentation conséquente.

Tandis que les PNC qui ont eu à risquer leur vie professionnelle en observant la grève ont obtenu des augmentations insignifiantes. Si la direction générale augmente de 20% les salaires des travailleurs, les pilotes bénéficieront d’une augmentation de plus de 40 000 dinars. Pour nous, la proposition du PDG d’augmenter les salaires du personnel d’Air Algérie ne va pas arranger les choses, mais plutôt servira à accentuer le malaise et l’injustice.

Nous avons défendu notre corporation qui a été lésée depuis 1999 pour nous retrouver finalement dans cette situation confuse», a tenu à dénoncer notre interlocuteur. Selon lui, le mot revient à la base s’il faudrait envisager d’autres actions de grève. «Nous ne sommes pas un syndicat, mais des représentants d’une corporation», rappelle-t-il.

Farouk Belhabib