Naftal et Stellantis Algérie ouvrent la voie à un partenariat industriel

Le patron de Naftal, Djamel Chardoud, a accueilli ce lundi 19 octobre dans les locaux du groupe pétrolier public le dirigeant de Stellantis Algérie, Rawi Baji. Une entrevue présentée par le distributeur national comme une prise de contact visant à identifier les terrains sur lesquels les deux entreprises pourraient avancer ensemble. L’objectif affiché tient en une formule : accompagner la montée en puissance de l’industrie automobile en Algérie.
Aucun protocole n’a été paraphé. Le communiqué diffusé par le groupe reste volontairement large sur le contenu des échanges, signe que le dossier n’en est qu’à ses débuts.
Naftal et Stellantis Algérie posent les bases d’une coopération
Les deux dirigeants ont passé en revue les opportunités susceptibles de rapprocher leurs activités. Ils ont surtout évoqué les contours d’un futur accord qui reposerait sur une logique de gagnant-gagnant, selon les termes employés par Naftal. Un cadre censé profiter aux deux structures et déboucher sur des chantiers communs.
Djamel Chardoud a appelé à mutualiser les moyens et à resserrer la coordination entre les équipes des deux groupes. À ses yeux, une telle mécanique peut peser positivement sur la trajectoire du secteur automobile national. Le responsable n’est pas un inconnu des initiatives de modernisation : il avait déjà porté le projet de plateforme numérique de Naftal pour la vente de pneus, pensé pour assécher les circuits parallèles.
Côté constructeur, Rawi Baji n’est pas non plus un visage nouveau à Alger. Il pilotait déjà les activités du groupe lorsque des discussions s’étaient engagées avec les autorités sur la formation aux métiers de la construction automobile, un chantier jugé stratégique pour alimenter les usines en main-d’œuvre qualifiée.
À LIRE AUSSI : Hydrocarbures : SONATRACH renforce son partenariat stratégique avec les géants américains de l’énergie
L’expertise pétrolière de Naftal séduit le constructeur
Le dirigeant de Stellantis Algérie a tenu à souligner la fiabilité et le professionnalisme du groupe public. Il a mis en avant l’ancienneté du distributeur dans la commercialisation des produits pétroliers, une connaissance fine du terrain et des réseaux qu’il considère comme un véritable levier pour construire quelque chose de solide.
Cet argument n’a rien d’anodin. Naftal dispose d’un maillage de stations-service couvrant l’ensemble du territoire, d’une chaîne logistique rodée et d’une activité dans les lubrifiants et le pneumatique. Autant d’éléments qui parlent directement à un constructeur soucieux d’accompagner ses véhicules après leur sortie d’usine.
Rien n’a toutefois filtré sur les segments précis qui seront retenus. Ni calendrier, ni périmètre : les deux parties s’en tiennent pour l’instant au principe.
L’industrie automobile algérienne attire les grands groupes
Cette entrevue s’inscrit dans un mouvement plus large. Stellantis produit déjà des Fiat à Tafraoui, près d’Oran, et la question d’une nouvelle usine dédiée à Opel en Algérie est sur la table depuis l’été 2026. Le groupe hésite entre une implantation inédite et l’extension du site existant.
À LIRE AUSSI : Prix des carburants en 2027 : Arkab écarte une hausse, mais le flou persiste
D’autres constructeurs frappent à la porte. En octobre 2026, une délégation du géant américain General Motors a été reçue par le ministre de l’Industrie pour évoquer production locale et sous-traitance. Le pays cherche à bâtir une filière qui ne se limite pas à l’assemblage, mais intègre progressivement la fabrication de composants.
Dans ce décor, le rapprochement entre un opérateur pétrolier public et un constructeur mondial prend tout son sens. Reste à savoir si les prochaines réunions transformeront les intentions en engagements concrets. Les deux groupes n’ont communiqué aucune échéance.
À LIRE AUSSI : Commerce, énergie, minerais : le nouveau cap Algérie – Afrique du Sud






