Il disait vouloir se convertir à l’Islam : un homme armé interpellé devant une mosquée en France

Dimanche soir, un homme de 28 ans a été arrêté à l’entrée de la mosquée de Rodez (Aveyron). Alcoolisé au moment des faits, le suspect transportait un couteau et une dague cachée sous sa veste. Bien que l’incident ait provoqué l’émoi dans la communauté, le parquet de Rodez a confirmé qu’aucun mobile terroriste n’était retenu à ce stade de l’enquête. Retrouvez les détails de cette affaire.
Grâce à la vigilance des agents de sécurité, l’incident a été évité de justesse. Dimanche 1er novembre, aux alentours de 18 heures, un individu s’est présenté à l’entrée de la mosquée de Rodez, prétextant vouloir se convertir à l’islam.
Invité à vider ses poches lors du contrôle, l’homme a d’abord sorti un couteau pliant de type Opinel. La fouille qui a suivi a permis de découvrir une seconde arme : une dague de 15 centimètres dissimulée sous sa veste. Alerte immédiate : les forces de l’ordre sont rapidement intervenues pour interpeller le suspect dans le calme.
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Aucune attitude menaçante observée
D’après le procureur de la République de Rodez, Nicolas Rigot-Muller, l’individu ne s’est pas montré agressif et n’aurait manifesté « aucun comportement menaçant » durant l’incident. Si le suspect possède déjà un casier judiciaire pour des faits de délinquance de droit commun, le magistrat a précisé qu’il n’était pas fiché ni suivi par les services de renseignement.
Lors de son interpellation, le jeune homme affichait un taux d’alcoolémie de 0,77 mg par litre d’air expiré. Immédiatement transféré au commissariat, il a été placé en cellule de dégrisement avant de pouvoir être entendu par les enquêteurs.
La perquisition menée à son domicile n’a révélé aucun autre élément suspect. L’enquête, confiée au commissariat de Rodez, vise à retracer précisément son parcours et à vérifier la véracité de ses propos. À l’issue de ses investigations, le suspect devra comparaître devant le tribunal correctionnel pour port d’arme prohibé.
La piste terroriste non envisagée à ce stade
À ce stade des investigations, la piste terroriste est écartée par le parquet de Rodez, le dossier restant confié à la justice de droit commun. Les enquêteurs cherchent désormais à établir si la possession de ces armes répondait à un projet violent ou à une tout autre motivation.
Dans un climat national particulièrement tendu, la découverte de ces armes ravive les inquiétudes. Les lieux de culte musulmans font d’ailleurs l’objet d’une surveillance accrue, à la suite d’une série d’actes racistes et anti-musulmans enregistrés ces derniers mois en France.
Cet événement intervient quelques jours seulement après l’attaque à caractère raciste perpétrée à Trappes (Yvelines). Pour rappel, le principal suspect de cette agression est soupçonné d’avoir sciemment ciblé des personnes en raison de leur origine arabe, noire ou de leur religion musulmane.
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