Mohamed Seghir Saâdaoui attaque Louisa Hanoune en justice : Tout est parti de cette déclaration

Mohamed Seghir Saâdaoui attaque Louisa Hanoune en justice : Tout est parti de cette déclaration
Mohamed Sghir Saâdaoui – Louisa Hanoune

En plein contexte d’élections législatives, la Secrétaire générale du Parti des Travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a révélé aujourd’hui faire l’objet d’une plainte en justice sous forme de citation à comparaître directement.

Cette action judiciaire a été engagée à son encontre par le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui, pour des faits qualifiés de diffamation.

Lors d’une conférence de presse consacrée à l’évaluation du processus électoral, la responsable politique a précisé :

« Cette plainte a été initiée par le ministre en sa personne, et non par l’État ou le ministère, suite à une déclaration que j’ai faite et qui le concerne directement. ». Elle a également indiqué avoir reçu une convocation officielle par huissier de justice à la mi-juin.

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Louisa Hanoune a réfuté en bloc et de manière catégorique ces accusations. Elle a rappelé à cette occasion avoir fait l’objet par le passé de campagnes de dénigrement ciblées, auxquelles elle a toujours répondu sur le terrain politique, sans jamais recourir au « banditisme politique » ou à des méthodes similaires autrefois répandues.

Plainte pour diffamation contre Louisa Hanoune : Les raisons du conflit avec Mohamed Sghir Saâdaoui

Pour rappel, la chef du PT avait accusé le ministre de l’Éducation d’avoir apporté son soutien à deux candidats aux législatives, qualifiant cet acte de violation de la loi.

Ces accusations avaient été formulées par Louisa Hanoune début juin, lors de la présentation du rapport d’ouverture de la réunion du bureau politique.

Elles intervenaient dans le sillage d’une rencontre entre le ministre de l’Éducation et les dirigeants de 38 syndicats — parmi lesquels figuraient des candidats — au cours de laquelle le ministre aurait, selon elle, donné des directives pour soutenir deux candidats spécifiques.

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Mme Hanoune avait alors fustigé un comportement constituant « une violation de la loi, une dérive dangereuse et une atteinte à la liberté de choix ».

La Secrétaire générale du Parti des Travailleurs avait insisté sur le fait que le secteur de l’éducation et ses syndicats ne forment pas un parti politique, tout comme le ministre n’est pas un chef de parti pour donner des consignes de vote aux bases militantes en faveur d’un candidat ou d’une liste.