Migration irrégulière : Sayoud réunit ses services et renforce le dispositif sécuritaire

Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a présidé ce dimanche soir une réunion de coordination au Palais du gouvernement dédiée à la lutte contre la migration irrégulière.
Le ministre a ordonné un renforcement du dispositif sécuritaire et une intensification des contrôles le long du littoral durant la saison estivale pour démanteler les réseaux de passeurs et bloquer les traversées clandestines.
Une mobilisation renforcée face à la pression estivale
Si ce type de réunion ministérielle s’inscrit dans le calendrier institutionnel habituel durant l’été, cette initiative intervient dans un climat d’attention accrue des autorités algériennes face à ce phénomène récurrent.
Le gouvernement entend ainsi durcir la surveillance des zones côtières, particulièrement prisées par les passeurs pendant la saison chaude, afin de juguler le phénomène des embarcations de fortune et de protéger les candidats à l’exil des risques encourus en mer.
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La route de Méditerranée occidentale sous tension
Les récentes données transmises par l’agence européenne Frontex mettent en évidence une dynamique spécifique sur la route de Méditerranée occidentale, qui relie les côtes algériennes à la péninsule Ibérique.
Alors que l’ensemble des franchissements irréguliers aux frontières extérieures de l’Union européenne a enregistré une baisse nette de 37 % au premier semestre 2026 (avec environ 49 000 détections), la voie reliant l’Algérie à l’Espagne a progressé de 17 %, atteignant 7 860 franchissements détectés.
L’agence européenne désigne l’Algérie comme le principal point de départ de cet axe maritime, les îles Baléares constituant l’une des destinations privilégiées des embarcations. De leur côté, les relevés de l’UNHCR au 30 avril 2026 indiquent que les ressortissants algériens représentaient 42,1 % des arrivées recensées sur ce trajet.
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Des indicateurs locaux nuancés
L’évolution du phénomène présente toutefois des disparités selon les zones géographiques d’arrivée. Le ministère espagnol de l’Intérieur rapportait au 15 juillet un total de 3 244 arrivées aux Baléares, soit une légère baisse de 4 % par rapport à la même période de l’année précédente.
Ces variations constatées selon les sources découlent des méthodes de comptage et des dates de relevés, tempérant l’idée d’une hausse uniforme sur l’ensemble des points d’atterrissage espagnols. Ces écarts statistiques invitent à la prudence dans l’interprétation des chiffres relatifs à la migration clandestine depuis les côtes algériennes.
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