Meurtre de Mehdi Kessaci, d’origine algérienne : un nouveau suspect écroué en France

Nouveau rebondissement au cœur de l’actualité judiciaire en France. L’enquête sur l’assassinat de Mehdi Kessaci, d’origine algérienne, progresse nettement avec la mise en examen et le placement en détention provisoire d’un nouveau suspect. Soupçonné d’avoir apporté un soutien logistique clé aux commanditaires du crime, son rôle intermédiaire pourrait lever le voile sur les zones d’ombre qui entourent encore ce drame.
Un nouveau suspect a été mis en examen pour le meurtre de Mehdi Kessaci, abattu à Marseille en 2025 à l’âge de 20 ans.
Un dossier suivi de près par son frère, Amine Kessaci, devenu une voix phare de la lutte contre le narcotrafic dans sa quête de justice.
🟢 À LIRE AUSSI : Corps retrouvé dans un congélateur en France : un homme d’origine algérienne devant les assises
Placé en détention provisoire
À l’approche du premier anniversaire de la mort de Mehdi Kessaci, tué le 13 novembre 2025, de nouvelles révélations viennent éclairer l’affaire. Abattu de plusieurs balles, Mehdi Kessaci n’était pas connu des services de police et n’avait aucun lien avec le narcotrafic.
Selon le parquet national anticriminalité, le nouveau suspect est soupçonné d’avoir fourni un appui logistique aux auteurs du crime. Il a été mis en examen et placé en détention provisoire.
Par ailleurs, l’hypothèse d’une erreur de cible refait surface. Selon les derniers éléments de l’enquête menée par la police judiciaire et l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO), les tueurs auraient commis une méprise : leur véritable cible était en réalité son frère, Amine Kessaci.
Un procès s’ouvre aujourd’hui devant les assises d’Aix-en-Provence
Ces révélations interviennent au moment où s’ouvre, ce lundi 19 octobre, un procès très attendu. Une audience cruciale qui doit faire la lumière sur l’assassinat de Brahim, le demi-frère d’Amine Kessaci, lui aussi fauché par la violence du narcotrafic. Le verdict de la cour d’assises des Bouches-du-Rhône est attendu le 6 novembre prochain.
Le procès d’un triple homicide sur fond de narcotrafic s’ouvre devant la cour d’assises spécialement composée des Bouches-du-Rhône. Sur le banc des accusés : cinq hommes, dont une figure clé présumée de la DZ Mafia. Ils répondent de l’assassinat, fin 2020, de trois personnes, dont Brahim C., demi-frère d’Amine Kessaci, militant antidrogue et adjoint au maire de Marseille.
Le 29 décembre 2020, l’alerte est donnée sur l’autoroute A55, aux Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône). Un employé de la Direction interdépartementale des routes signale un dégagement de fumée dans un tunnel de service. À leur arrivée, les CRS découvrent une voiture en proie aux flammes.
À l’intérieur d’une Audi S3 immatriculée en Pologne, les policiers découvrent deux corps calcinés : l’un sur le siège passager, l’autre dissimulé dans le coffre. L’autopsie révélera plus tard qu’ils ont été abattus par balle avant que le véhicule ne soit incendié. Les analyses ADN permettront d’identifier les victimes : Réda K. et Brahim C., tous deux âgés de 22 ans.
🟢 À LIRE AUSSI : Suicide de Joris, d’origine algérienne : 4 suspects en garde à vue pour harcèlement raciste en Isère






