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Corps retrouvé dans un congélateur en France : un homme d’origine algérienne devant les assises

Corps retrouvé dans un congélateur en France : un homme d’origine algérienne devant les assises
Accusé du meurtre de sa compagne, dont le corps avait été retrouvé dans un congélateur à Grigny en 2023, un homme d’origine algérienne reste en détention avant son procès prévu en novembre.
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Accusé d’avoir abattu sa compagne en juillet 2023 avant de dissimuler son corps dans un congélateur à Grigny (Essonne), Yacine A., d’origine algérienne, soutient aujourd’hui la thèse d’un tir accidentel. Alors qu’il réclamait sa remise en liberté, la chambre de l’instruction a confirmé son maintien en détention provisoire. Retour sur les coulisses et les derniers rebondissements de ce drame violent qui a marqué l’Essonne.

Attendu devant la cour d’assises en novembre prochain, Yacine A. avait une nouvelle fois sollicité sa remise en liberté. La chambre de l’instruction de Paris en a décidé autrement lundi dernier, ordonnant son maintien en détention provisoire.

Du 2 au 4 novembre, l’accusé comparaîtra devant la cour d’assises de l’Essonne pour le « meurtre sur conjoint » d’Armale, surnommée « Déo », tuée par balle lors d’une dispute en juillet 2023 à Grigny. Deux autres hommes — son fils et un ami — prendront également place dans le box des accusés pour recel de cadavre.

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Des traces de sang dans tout l’appartement

L’affaire débute le 20 juillet 2023 place du Damier, lorsque le fils d’Armale, inquiet du silence prolongé de sa mère, décide de se rendre chez elle. Sur place, il tombe sur le nouveau compagnon de cette dernière. Visiblement alcoolisé, l’homme affirme qu’à la suite d’une dispute la veille, Armale aurait soudainement quitté les lieux à bord d’un VTC. Une explication bancale qui ne tarde pas à éveiller les soupçons.

Le lendemain, les forces de l’ordre investissent l’appartement situé au-dessus de la boucherie « Château-Rouge 91 », où travaille le suspect. Sur place, ils interpellant un Yacine manifestement ivre, porteur d’un pistolet automatique et arborant de suspectes griffures. La perquisition prend alors une tournure macabre : en ouvrant le congélateur du domicile, les policiers découvrent le corps sans vie d’Armale, empaqueté dans des sacs-poubelle et des tissus.

À l’intérieur du logement, la pulvérisation de Bluestar révèle de nombreuses traces de sang répandues dans la salle de bains, la cuisine et la chambre. L’autopsie confirme ensuite que la victime a succombé à deux projectiles mortels, l’un reçu à la tête et l’autre au thorax. L’expertise scientifique établira sans ambiguïté que le pistolet saisi sur Yacine est bien l’arme du crime.

Aidé de son fils et d’un ami pour dissimuler le crime

Placé en garde à vue, le suspect de 50 ans explique être en couple depuis un an environ avec la victime, une AESH de 44 ans. Arrivé en France en 2001 via le regroupement familial et issu d’une fratrie de treize enfants, cet homme au casier judiciaire vierge ne présente aucun trouble psychiatrique majeur. Les expertises psychologiques mettent toutefois en avant un tempérament colérique conjugué à une consommation excessive d’alcool.

Devant le juge d’instruction, Yacine revient sur la dégradation de leur couple au cours des semaines précédant le drame, rongé par la jalousie et la suspicion d’infidélité. « Je discutais avec elle, j’ai pris une arme dans la chambre et je l’ai retournée contre moi, affirme-t-il. J’ai dit : si tu me quittes, je te tue. » L’accusé soutient alors qu’un coup de feu est parti « par accident » vers le thorax de la victime alors qu’elle essayait de le désarmer. Bien que présent dans le logement au moment des faits, son fils n’aurait pas assisté directement à la scène.

Une fois le décès constaté, l’homme aurait été épaulé par son fils et un proche pour envelopper la dépouille d’Armale et la cacher dans le congélateur. Devant le juge d’instruction, il a nié toute volonté homicide, soutenant qu’il s’agissait d’un tir involontaire alors que la victime était installée sur le canapé. Se présentant sans avocat lors de l’audience, le mis en cause n’a souhaité faire aucune déclaration supplémentaire.

S’opposant à sa remise en liberté, l’avocat général a rappelé l’imminence du procès, affirmant préférer voir l’accusé dans le box lors des audiences. Le magistrat a insisté sur la gravité extrême de ce féminicide, qui prive trois enfants de leur mère, tout en soulignant un « trouble à l’ordre public encore fort ». C’est désormais aux jurés qu’il appartiendra de trancher en novembre.

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RA

Rima Aissanou

Rima Aissanou - Journaliste – Diaspora, tourisme et voyages

Rima Aissanou est journaliste au sein de la rédaction d'Algerie360, spécialisée dans les thématiques liées à la diaspora algérienne, au tourisme et aux voyages.

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