Ouvrir une voie commerciale géante jusqu’au cœur de l’Afrique : c’est l’ambition relancée ce mardi par l’Algérie et le Niger. Loin des simples accords protocolaires, les deux pays ont décidé de passer à la vitesse supérieure pour achever la Route transsaharienne. Ce mégaprojet d’infrastructures promet de bouleverser l’économie régionale et de positionner l’expertise algérienne au centre de l’intégration africaine.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale en matière d’infrastructures, afin d’élever ce partenariat à un niveau de relations historiquement profondes, ancrées unissant les deux pays frères.
Lors de cet entretien, les deux parties ont passé en revue les capacités et l’expertise technique dont dispose l’Algérie en matière de réalisation et de développement des infrastructures de base, mettant en lumière le savoir-faire des entreprises de réalisation nationales, des bureaux d’études et des laboratoires techniques ainsi que l’expérience acquise par l’Algérie dans la concrétisation de grands projets routiers, portuaires et ferroviaires.
Le rôle clé de ces compétences dans l’extension des réseaux routiers vers l’espace africain a été largement souligné, notamment à travers le projet stratégique de la Route transsaharienne, véritable levier d’intégration économique et de développement commun.
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Évaluations des collaborations en infrastructures
Les deux ministres ont ensuite présidé une séance de travail élargie aux délégations des deux pays. Cette session a été consacrée au suivi de l’exécution des conventions issues de la deuxième session de la Grande commission mixte algéro-nigérienne, tenue les 23 et 24 mars 2026 à Niamey.
Les discussions ont permis d’évaluer l’état d’avancement de la Route transsaharienne et de consolider les mécanismes de coopération technique. Les deux délégations ont également examiné les voies de concrétisation du protocole de coopération signé à Niamey, ainsi que la mise en œuvre des protocoles d’accord liant le Laboratoire central des travaux publics (LCTP) et l’Organisme national de contrôle technique des travaux publics (CTTP) à leurs homologues nigériens.
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Création d’un comité technique sectoriel permanent
Afin de garantir une efficacité maximale et la pérennité des projets conjoints, la séance de travail s’est soldée par un accord majeur. Les deux pays ont acté la création d’un mécanisme bilatéral permanent de suivi et d’exécution des programmes de coopération, qui prendra la forme d’un comité technique sectoriel algéro-nigérien. Cette nouvelle structure aura pour mission de veiller à la concrétisation fluide des projets d’infrastructures d’intérêt commun.
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Ce partenariat renforcé souligne l’importance stratégique de la coopération en matière d’infrastructures entre l’Algérie et le Niger, marquant une étape clé dans le développement régional et l’intégration économique africaine.
