Mégaprojet Gara Djebilet : feu vert pour le plus grand aqueduc du Sahara en Algérie

Mégaprojet Gara Djebilet : feu vert pour le plus grand aqueduc du Sahara en Algérie
Mégaprojet Gara Djebilet, feu vert pour le plus grand aqueduc du Sahara.

Les études d’ingénierie du transfert d’eau Sud-Sud entrent dans leur phase finale. Ce chantier de 1 400 km reliera Timimoun à Tindouf et alimentera le complexe minier de Gara Djebilet. Le projet de transfert d’eau Sud-Sud Algérie marque un tournant décisif pour la sécurité hydrique et l’industrialisation du Sud-Ouest algérien.

Mégaprojet Gara Djebilet : la dernière ligne droite des études techniques

Le mégaprojet de transfert des eaux Sud-Sud franchit une étape cruciale. Le bureau d’études annonce que la dernière phase atteint 70 %. Elle porte sur les levés topographiques du tracé. De plus, elle inclut les investigations géotechniques des sols. Par la suite, elle comprend l’élaboration de l’étude détaillée. Celle-ci fixera les caractéristiques techniques de toutes les infrastructures.

À ce propos, Farid Djilali, directeur du bureau d’études, a indiqué, dans une déclaration à l’APS, que les deux premières phases sont achevées. En outre, le projet avance conformément au calendrier prévu. La première a collecté les données de terrain. Elle a identifié les solutions adaptées au projet. La deuxième a défini les options techniques. Elle a arrêté les choix d’ingénierie de base.

Cependant, le calendrier reste serré. Néanmoins, il est tenu avec rigueur. Ainsi, les délais seront respectés. Les travaux d’études devraient s’achever d’ici la fin du mois d’août. Cette échéance ouvre la voie aux procédures administratives et techniques préalables au lancement effectif des travaux sur le terrain.

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1 400 kilomètres de conduites à travers le désert

Ce projet figure parmi les plus ambitieux jamais envisagés dans le Sud-Ouest algérien. L’adduction principale s’étendra sur une distance comprise entre 1 300 et 1 400 kilomètres. Cela en fait l’une des plus longues conduites de transfert d’eau du pays. À cette infrastructure s’ajoute un réseau secondaire de près de 600 kilomètres de canalisations pour collecter les eaux issues des différents forages implantés dans le champ de captage.

Le tracé part de la zone d’Ihraran, située dans la commune d’Ougrout (wilaya de Timimoun), et traverse les wilayas de Béni Abbès et de Béchar. Ensuite, il atteint Tindouf et la région de Gara Djebilet. Pour maintenir la pression hydraulique sur un parcours aussi long, trois stations de pompage importantes verront le jour sur le tronçon situé dans la wilaya de Béni Abbès.

Ces choix techniques avaient déjà été validés au printemps dernier. Une délégation regroupant des experts du ministère de l’Hydraulique, de l’Agence nationale des ressources hydriques (ANRH), de l’Algérienne des eaux (ADE), du bureau d’études et des services locaux avait effectué une vaste mission de terrain. Cela a permis de confirmer le corridor de passage de la conduite. De plus, l’opération a confirmé les emplacements retenus pour les futures stations de pompage.

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Gara Djebilet : un projet industriel de dimension continentale

Au-delà de la simple adduction d’eau, ce transfert vise à soutenir un projet d’envergure : l’exploitation du gisement de fer de Gara Djebilet. Les réserves estimées dépassent 3,5 milliards de tonnes de minerai de fer. Ainsi, ce complexe minier constitue l’un des piliers de la stratégie nationale de valorisation des ressources minières et représente un projet industriel de dimension continentale.

Les besoins en eau sont colossaux. Ils concernent aussi bien l’extraction que les futures unités de traitement et de transformation prévues dans la région. Sans cette infrastructure hydraulique, le développement de Gara Djebilet resterait impossible.

Lancé dans le courant de l’année 2025, conformément aux orientations du président de la République, le projet poursuit une double ambition. Il doit d’abord renforcer durablement l’alimentation en eau potable des populations des wilayas concernées et soutenir leur développement agricole. Ensuite, il doit satisfaire les besoins considérables du complexe minier.

Une stratégie nationale pour sécuriser l’avenir du Sud

Les autorités considèrent cette infrastructure comme un levier majeur de la stratégie nationale de sécurisation des ressources hydriques. Elle s’inscrit dans une vision plus large : soutenir l’industrialisation du Sud-Ouest et accompagner la dynamique de développement des wilayas de Timimoun, Béni Abbès, Béchar et Tindouf. Enfin, elle vise à renforcer durablement la sécurité hydrique d’une vaste région appelée à jouer un rôle stratégique dans la diversification économique de l’Algérie.

Le projet intègre également une dimension durable. Les futures installations devront incorporer une part significative d’énergies renouvelables afin de réduire les besoins énergétiques liés au pompage sur cette très longue distance. Une approche qui allie développement économique et responsabilité environnementale.

Avec la finalisation imminente du dossier d’ingénierie, le transfert des eaux Sud-Sud se rapproche concrètement de sa réalisation. Un chantier qui redessinera la carte hydraulique et économique du Sahara algérien.

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