Médicaments : l’Algérie veut produire “juste et utile” avec une nouvelle stratégie nationale

Médicaments : l’Algérie veut produire “juste et utile” avec une nouvelle stratégie nationale
Medicaments Algerie

C’est une étape importante pour la souveraineté sanitaire du pays. Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Wassim Kouidri, a officiellement installé ce jeudi une commission d’experts multidisciplinaires. Sa mission : verrouiller la liste nationale des médicaments essentiels pour garantir des soins de qualité à chaque patient algérien.

Loin d’être une simple formalité administrative, la création de cette commission répond à une instruction directe du président de la République: assurer la disponibilité constante du médicament sur tout le territoire.

Stratégie industrielle et besoins thérapeutiques

L’objectif affiché par le ministre Wassim Kouidri est clair : l’Algérie refuse désormais de produire ou d’importer au hasard. Le travail de ces experts permettra de dessiner une stratégie nationale de production rigoureusement basée sur les véritables besoins thérapeutiques de la population.

En identifiant précisément les molécules indispensables, le secteur pourra optimiser le programme national de fabrication et d’importation en fonction des pathologies les plus répandues, tout en garantissant la sécurité sanitaire par l’évitement des ruptures de stocks sur les produits vitaux.

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Enfin, cette démarche permettra de suivre de près l’évolution scientifique mondiale afin d’intégrer les innovations thérapeutiques les plus efficaces au profit des patients.

Commission d’experts : une démarche collaborative

Présidée par le Professeur Amar Tebaibia, cette nouvelle instance regroupe 21 membres issus de secteurs stratégiques, garantissant ainsi une vision globale du médicament, depuis sa fabrication jusqu’à son remboursement.

La commission intègre des représentants de la Défense nationale, de la Santé, de l’Enseignement supérieur et de la Sécurité sociale, ainsi que des institutions clés telles que l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP), la Pharmacie Centrale des Hôpitaux (PCH), l’Institut Pasteur et le Centre national de pharmacovigilance.

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Le ministre a particulièrement insisté sur la « haute expertise » de ces spécialistes, dont la mission consistera à mener une évaluation technique et scientifique rigoureuse afin de mettre à jour la liste nationale des médicaments essentiels.

Gouvernance et priorités sanitaires

Pour le Professeur Tebaibia, cette mission est un engagement de responsabilité envers la nation. Le travail de la commission doit servir de boussole aux industriels locaux et aux importateurs, afin que chaque dinar investi dans le médicament réponde à une nécessité médicale absolue.

En alignant sa liste de médicaments essentiels sur les standards internationaux et les réalités épidémiologiques locales, l’Algérie franchit un nouveau pas vers une gouvernance moderne de son système de santé, où l’efficacité thérapeutique rejoint l’efficience économique.

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