MCO – Il n’aura tenu que 48 heures: Le président Karaouzene se retire

MCO – Il n’aura tenu que 48 heures: Le président Karaouzene se retire

M. Zeggai

  Coup de tonnerre au MCO où le scénario de la honte se poursuit. Le président nouvellement désigné, Karaouzene Nassreddine, a pris la décision de se retirer à travers un communiqué, qui a été adressé hier à la rédaction sportive du journal et dans lequel il justifie cette décision. Contacté par nos soins, Karaouzene, qui n’aura tenu que 48 heures finalement, nous dira : « Sincèrement, il est quasiment impossible de travailler dans de telles conditions. Je suis venu pour donner une nouvelle envergure au Mouloudia et je crois avoir les moyens de le faire, mais je me suis confronté à de nombreux obstacles. J’ai contacté de grands joueurs de la Ligue 1 qui m’ont donné leur accord de principe. Mais malheureusement, certaines personnes ne sont pas animées de bonnes intentions. Le directeur de la jeunesse et des sports a refusé de me recevoir et ce, pour entamer les procédures réglementaires quant à mon installation et la passation de consignes avec le président démissionnaire. 

Après la désignation du nouveau conseil d’administration, tout le monde s’est éclipsé d’une manière incompréhensible. Figurez-vous que personne ne m’a contacté ne serait-ce que pour une première réunion de travail et tracer les grandes lignes pour remettre l’équipe sur rails. Aucune démarche n’a été faite pour me faciliter l’achat des actions de Larbi Abdelilah comme convenu avec Youcef Djebbari, désigné par le premier nommé par procuration. Ajoutez à cela, les démissions des Mehiaoui, Acimi et Benzerga du CA et celle de Belabbès de la SSPA m’ont poussé à réfléchir », dira Karaouzene pour justifier son ras-le-bol avant d’ajouter : « Je me retire dans l’intérêt du MCO. Je me suis retrouvé dans un champ miné et, à partir de là, j’ai décidé de m’en aller afin de ne pas associer mon nom à une éventuelle catastrophe et ce, en dépit de ma bonne volonté d’investir au MCO ». La question qui mérite d’être posée aujourd’hui est de savoir pourquoi a-t-on désigné Karaouzene à la tête de la SSPA pour lui faire des entraves ensuite ? Qui est derrière cette mascarade ? 

Qui a terni l’image de marque d’un grand club comme le Mouloudia d’Oran ? Il est clair que la faute incombe directement aux actionnaires, qui s’entêtent à poursuivre leur mission alors qu’ils sont tous rejetés par la rue. Sont-ils conscients des préjudices que cela peut engendrer au MCO ? Sans garanties réglementaires prouvant son statut de président et sans PV d’installation, Karaouzene a fini par comprendre rapidement le manège. Telle est l’image du grand MCO, devenu otage de certains cercles occultes, tels d’anciens joueurs et plusieurs dirigeants, qui ne veulent pas lâcher prise. 

A Oran, tout le monde connaît les dessous de cette crise qui frappe de plein fouet ce mythique club, car chacun veut imposer ses « préférés » et exploiter l’engouement populaire du MCO. Comme quoi, les prémices d’une autre saison catastrophique se profilent à l’horizon. Cela a été hélas prédit par le regretté Kacem Elimam avant de quitter ce monde. 

Aujourd’hui, la situation s’est davantage compliquée pour le Mouloudia où l’on se dirige vers un probable retour de Belhadj Ahmed, même si ce dernier ne semble désormais plus chaud pour reprendre le club face à la furia des supporters qui, excepté une société nationale, ne veulent plus entendre parler d’un autre président.