L’enfant d’Oran est de retour à la maison, ou presque. Vendredi 25 juillet, le MC Alger a officialisé un accord complet avec Youcef Belaïli pour son retour au club lors de la saison 2026/2027. Toutes les conditions financières ont été validées lors d’une réunion tenue en présence du joueur, de son père, de son agent et du manager mouloudéen Djamel Benlamri. Un seul obstacle subsiste avant la signature du contrat : la décision du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) de Lausanne, attendue pour lever la suspension internationale qui frappe encore le joueur. Mais c’est le montant du salaire négocié qui, depuis, enflamme les débats.
65 000 euros/mois, un salaire qui fait polémique
Selon plusieurs sources concordantes, l’international algérien percevrait au Mouloudia une rémunération mensuelle de 65 000 euros, soit 780 000 euros sur une année pleine. Un montant colossal pour la Ligue Professionnelle 1 algérienne, mais ce n’est pas uniquement la somme qui choque. C’est la devise retenue pour le paiement qui cristallise les critiques : Belaïli sera rémunéré en euros, une pratique rarissime dans le football local et qui soulève des questions sur les conditions accordées à certains profils.
Ce niveau de rémunération s’inscrit dans la nouvelle politique de recrutement du Doyen, portée par les garanties budgétaires accordées par la Sonatrach. Le dossier Adam Ounas, dont le salaire exigé atteignait 100 000 euros mensuels, avait déjà illustré cette ambition inédite. Belaïli, lui, s’inscrit dans la même logique, avec un tarif certes inférieur, mais tout aussi symbolique pour un championnat habitué à d’autres standards.
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La suspension FIFA, verrou juridique d’un transfert bouclé sur le fond
Sur le plan sportif et contractuel, le dossier est pourtant ficelé. La réunion du 25 juillet a permis de valider l’intégralité des termes de l’accord. Reste une formalité, mais une formalité de taille. En mars 2026, la chambre de résolution des litiges de la FIFA avait prononcé une suspension de douze mois contre Belaïli, dans le cadre d’un contentieux avec l’AC Ajaccio portant sur une indemnité de rupture de contrat et sur l’authenticité d’un document produit lors du litige. Conséquence directe : aucune compétition officielle possible, ni en club ni en sélection, jusqu’en mars 2027 selon le calendrier initial.
Enregistrer un joueur sous le coup d’une telle sanction exposerait le MCA à des pénalités sévères de la part de l’instance mondiale. Le club l’a dit clairement dans son communiqué : il attend, mais il est engagé. Rapidement après la décision de la FIFA, l’entourage du joueur avait mandaté un avocat pour introduire un recours devant le TAS, espérant obtenir une réduction, voire une annulation de la peine. C’est ce verdict qui conditionne désormais la suite du dossier.
Pour Belaïli, l’enjeu dépasse largement le cadre du mercato estival. Une décision favorable du TAS lui ouvrirait non seulement les portes du Mouloudia, mais aussi celles d’une possible participation aux prochaines échéances avec les Fennecs. Une perspective que ses supporters n’ont pas perdue de vue.
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L’Espérance de Tunis, chapitre fermé
Côté tunisien, la page est tournée. Belaïli a choisi de ne pas prolonger l’aventure avec l’Espérance de Tunis, club qui l’avait pourtant soutenu publiquement après la sanction de la FIFA en mars 2026. À l’époque, le club carthaginois avait réaffirmé sa solidarité avec le joueur et refusé toute idée de résiliation de contrat. Mais les négociations avec le MCA ont finalement emporté la décision. L’attaquant de 33 ans a préféré rentrer en Algérie, là où sa carrière avait retrouvé son lustre après les turbulences corses.
Désormais, tous les regards seront rivés au TAS. En cas d’un verdict favorable, la visite médicale sera programmée et le contrat paraphé. Le Mouloudia, lui, patiente. Avec, dans ses tiroirs, un accord qu’il considère comme définitif.
