Face à un environnement international marqué par des tensions persistantes au Moyen-Orient, New Delhi multiplie les échanges avec plusieurs pays producteurs afin de sécuriser ses approvisionnements stratégiques.
Dans cette recomposition des flux énergétiques et agricoles, l’Algérie apparaît comme un partenaire central, notamment sur deux segments sensibles, les engrais et le gaz de pétrole liquéfié (GPL).
Selon « Bloomberg », ces perturbations ont déjà commencé à affecter les chaînes mondiales d’approvisionnement en intrants agricoles. En particulier l’urée et le phosphate diammonique. Poussant l’Inde à intensifier ses démarches auprès de fournisseurs fiables et capables de livraisons régulières.
Algérie – Inde : une coopération dictée par la sécurité des approvisionnements
L’Inde engage aujourd’hui une série de discussions avec plusieurs pays producteurs dans l’objectif de réduire sa dépendance aux marchés instables et d’éviter toute rupture susceptible d’impacter son économie interne. Cette stratégie repose sur un double impératif, garantir la continuité des importations d’engrais et sécuriser celles du GPL, produit énergétique essentiel pour les ménages et certaines industries.
🟢 À LIRE AUSSI : Contrats de gaz algérien menacés ? L’Allemagne veut augmenter ses achats mais pointe un « obstacle »
Dans ce cadre, l’Algérie se distingue par une combinaison de facteurs structurels. Le pays dispose d’une capacité de production d’environ 3 millions de tonnes d’urée par an, pour une consommation intérieure estimée entre 150 000 et 200 000 tonnes. Cet écart important permet de dégager des volumes destinés à l’exportation, renforçant son positionnement sur les marchés internationaux.
Engrais et énergie : les deux piliers des échanges entre l’Algérie et l’Inde
Les besoins indiens reposent sur deux axes étroitement liés :
- Les engrais, indispensables à la productivité agricole d’un pays qui doit assurer la sécurité alimentaire de plus d’un milliard d’habitants
- Le GPL, dont la demande progresse sous l’effet de la croissance démographique et des politiques d’accès à l’énergie
🟢 À LIRE AUSSI : Trêve fiscale en Algérie : la DGI gèle les contrôles jusqu’au 31 décembre 2026
La dépendance de la production d’engrais aux ressources en gaz naturel constitue un autre élément central du dossier. À ce niveau, la capacité de l’Algérie à s’appuyer sur ses propres ressources énergétiques renforce sa position de fournisseur stable, un critère déterminant dans les choix de New Delhi.
Des échanges diplomatiques qui confirment l’intérêt stratégique
Les discussions entre les deux pays ont récemment pris une dimension plus concrète à Alger. Elles se sont traduites par une rencontre entre le ministre de l’Énergie et des Mines, Mohamed Arkab, et la secrétaire d’État indienne chargée de la Coopération avec les pays du Sud, Neena Malhotra.
🟢 À LIRE AUSSI : GNL algérien : forte hausse des exportations en mars 2026
Les échanges ont porté sur plusieurs volets :
- Hydrocarbures
- Engrais et fertilisants
- Infrastructures énergétiques
- Gaz de pétrole liquéfié
Le GPL a occupé une place centrale dans ces discussions, dans un contexte de forte tension sur les marchés internationaux et de concurrence accrue entre pays importateurs.
🟢 À LIRE AUSSI : Lutte contre le cancer : début d’une nouvelle activité chirurgicale très attendue au CHU de Constantine
