Marchés de change en Algérie : le dinar s’apprécie face à l’euro, voici les nouveaux taux !

Marchés de change en Algérie : le dinar s’apprécie face à l’euro, voici les nouveaux taux !
Taux de change des devises en Algérie.

Le mouvement est discret, mais les chiffres ne trompent pas. Ce jeudi 25 juin 2026, le taux de change en Algérie confirme une tendance qui s’est installée progressivement depuis le début de la semaine : le dinar algérien gagne du terrain face à l’euro, aussi bien sur le marché parallèle que sur le marché officiel. Une évolution qui tranche avec la pression saisonnière habituelle de l’été sur la monnaie nationale.

Au Square Port-Saïd, principal baromètre informel des devises à Alger, les cambistes proposent ce jeudi 100 euros contre 27 700 dinars à la vente et 27 500 dinars à l’achat. Soit 277 dinars par euro à la vente, un niveau nettement inférieur aux 279 dinars observés début juin. Le dollar américain, lui, affiche une relative stabilité : 100 USD s’échangent contre 23 900 dinars à la vente et 23 500 dinars à l’achat.

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Le dinar algérien efface 2,85 dinars face à l’euro en sept jours sur le marché officiel

Sur le circuit réglementé, la progression du dinar est encore plus lisible. Selon les données publiées par la Banque d’Algérie, l’euro s’établissait à 151,4329 dinars le 24 juin 2026. Une semaine plus tôt, le 17 juin, la même devise valait 154,2799 dinars. L’écart atteint donc 2,85 dinars en sept jours de cotation, un recul significatif pour une monnaie réputée stable sur le marché officiel.

Cette appréciation du dinar ne s’est pas produite en une seule séance. La trajectoire est régulière et continue. L’euro cotait 153,5347 dinars le 18 juin, puis 152,6807 dinars le 19 juin. Le 22 juin, il s’affichait à 152,6013 dinars, avant de descendre encore à 152,1987 dinars le 23 juin. Chaque séance a apporté sa petite correction à la baisse, dessinant une courbe cohérente sur l’ensemble de la période.

Ce type de mouvement graduel est rarement le fruit d’un seul facteur. Il reflète généralement une combinaison d’ajustements liés aux flux de devises, aux arbitrages des opérateurs et aux orientations de la politique monétaire nationale.

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L’écart entre marché parallèle et marché officiel reste structurellement élevé

Malgré l’appréciation du dinar, la fracture entre les deux circuits demeure considérable. À 277 dinars l’euro au marché noir contre 151,43 dinars au guichet bancaire, l’écart dépasse encore 125 dinars par unité. Concrètement, celui qui change 1 000 euros au Square Port-Saïd repart avec environ 277 000 dinars. La même opération dans une banque lui rapporterait à peine 151 000 dinars.

Cet écart structurel n’est pas nouveau. Il s’est creusé progressivement au fil des années, alimenté par une demande soutenue en devises pour les voyages, les études à l’étranger et les transactions commerciales informelles. La dynamique saisonnière de l’été amplifie traditionnellement cette pression sur le dinar algérien, avec les départs en vacances et les besoins des familles de la diaspora.

Pourtant, cette année, la tendance observée depuis la mi-juin va à contre-courant. Là où l’on attendait une montée en pression sur les devises, c’est une détente qui s’installe, au moins temporairement.

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