Le marché mondial du gaz naturel a enregistré une croissance notable en 2025. Selon un rapport publié par la plateforme Attaqa, basée à Washington et spécialisée dans l’information énergétique, la production mondiale a progressé de 1,6 %, atteignant 4 195 milliards de mètres cubes (m³), contre 4 143 milliards de m³ l’année précédente.
Dans ce paysage énergétique en pleine mutation, l’Algérie consolide sa position d’acteur clé en se hissant à la 10e place du classement des plus grands producteurs mondiaux, avec un volume global de 98 milliards de m³.
Sans surprise, les États-Unis conservent la tête du peloton. La première puissance économique mondiale capte à elle seule plus du quart de la production globale (25,6 %), affichant un volume stratosphérique de 1 078 milliards de m³.
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Le rapport souligne également les performances remarquables de la Chine et de l’Arabie Saoudite, qui ont enregistré des bonds de production spectaculaires.
Classement mondial des principaux producteurs et exportateurs de gaz en 2025 :
- États-Unis : 1 078 milliards de m³
- Russie : 609,4 milliards de m³
- Iran : 264,8 milliards de m³
- Chine : 264,1 milliards de m³
- Canada : 206,2 milliards de m³
- Qatar : 183,5 milliards de m³
- Australie : 148,6 milliards de m³
- Arabie Saoudite : 133,8 milliards de m³
- Norvège : 120,6 milliards de m³
- Algérie : 98 milliards de m³
Pétrole : Séoul se tourne massivement vers le brut algérien face aux tensions au Moyen-Orient
Parallèlement à cette dynamique gazière consolidée sur l’année 2025, l’Algérie s’impose également au cours du premier semestre 2026 comme une alternative pétrolière incontournable pour les puissances asiatiques en quête de stabilité.
En effet, les exportations de pétrole brut algérien vers la Corée du Sud ont connu une progression fulgurante. En mai 2026, les expéditions ont bondi de 47,1 % en glissement annuel, atteignant 3,64 millions de barils.
Signe d’une accélération brutale de la demande, ce volume représente une hausse spectaculaire de 263,3 % par rapport au mois d’avril 2026.
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Selon les données officielles de la Korea National Oil Corporation (KNOC), la tendance s’inscrit sur le long terme : sur les cinq premiers mois de l’année 2026, Séoul a importé 9,31 millions de barils de brut algérien, contre 6,5 millions sur la même période en 2025, soit une augmentation de 43,6 %.
Géopolitique et diversification des approvisionnements
Cette ruée vers le brut algérien s’explique par la déstabilisation des routes maritimes au Moyen-Orient, consécutive au conflit en Iran.
Pour sécuriser ses raffineries, Séoul a tranché. La Corée du Sud a réduit de 32 % ses importations de brut moyen-oriental en mai, les ramenant à 39,42 millions de barils.
Pour compenser, elle diversifie ses sources à hauteur de 90 % auprès de partenaires jugés plus sûrs, menés par l’Algérie, l’Arabie Saoudite, les États-Unis et les Émirats arabes unis.
Le risque géopolitique a durablement redessiné les flux maritimes au profit d’Alger. Pourtant, la sécurité n’est pas totalement rompue au Moyen-Orient.
Le ministère sud-coréen des Affaires maritimes a recensé le passage sans encombre d’au moins 10 superpétroliers (VLCC) chargés de brut léger arabe en mer Rouge. Mais le virage stratégique vers l’Algérie est désormais bien amorcé.
Un partenariat stratégique renforcé
Le chef de la diplomatie sud-coréenne s’est entretenu à Séoul avec son homologue algérien, Ahmed Attaf. Cette rencontre a eu lieu en marge d’une réunion ministérielle. Les deux pays célèbrent cette année le 20e anniversaire de leur partenariat stratégique.
À cette occasion, Séoul et Alger ont convenu d’intensifier leur coopération bilatérale. Cela se traduira d’abord par une hausse des achats de pétrole algérien. Le partenariat s’élargira également à d’autres secteurs stratégiques. La défense et les technologies énergétiques sont directement visées.
