Malgré leur interdiction: Les sachets noirs en plastique toujours présents dans les marchés

J. Boukraa
En 2010, le ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement avait adressé une instruction à l’ensemble des walis pour leur rappeler la mise en œuvre du dispositif législatif et réglementaire, relatif à la normalisation du sachet plastique alimentaire. En déclarant la guerre au sachet noir, et en mettant au point une réglementation coercitive relative au contrôle de la conformité des sacs plastiques destinés à emballer des aliments, les décideurs n’ont pas, par contre, interdit leur emploi. Le combat qu’a décidé de mener le gouvernement algérien s’inscrit pour l’instant dans un cadre se limitant strictement à la normalisation de la fabrication des sachets plastiques, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur. Autrement dit, les producteurs de sachets plastiques, devant contenir des denrées alimentaires, sont tenus de les fabriquer à partir de matière première vierge de propylène non recyclé, non régénéré, non déclassé et destiné à la production de film pour contact alimentaire. De même, les encres utilisées pour l’impression de motifs, de mentions ou de sigles ne doivent pas contenir des substances chimiques toxiques comme le plomb, le cadmium, le mercure ou l’arsenic, lesquels peuvent provoquer des intoxications, des convulsions, des encéphalopathies ou encore un arrêt cardiaque.






