Dans un entretien accordĂ© au quotidien Le Figaro, le prĂ©sident français Emmanuel Macron a Ă©voquĂ© la question mĂ©morielle et notamment le rapport qu’entretient la France avec la guerre d’AlgĂ©rie.
En effet, le prĂ©sident français a affirmé : « je suis très lucide sur les dĂ©fis que j’ai devant moi d’un point de vue mĂ©moriel et qui sont politiques. La guerre d’AlgĂ©rie, sans doute, est le plus dramatique d’entre eux. […] Je le sais depuis ma campagne ».
le chef de l’Etat français a évoqué les raisons qui expliquent la complexité d’accomplir le travail de mémoire au sujet de la guerre d’Algérie : «On n’en a pas parlé, on a écrasé. Il n’y a pas eu un travail politique mémoriel. On a jamais fait ce travail, aussi, parce que le problème c’est que la contrepartie n’est pas là ».
Et de poursuivre que : « d’abord, il y a une histoire officielle de la relation Ă l’AlgĂ©rie. Il y a une histoire d’État. C’est une histoire très particulière, d’ailleurs, qui a toujours Ă©tĂ© au cĹ“ur d’une histoire militaire hĂ©roĂŻque. C’est ensuite un dialogue très particulier avec l’AlgĂ©rie. […] Et, ensuite, c’est un traumatisme dans l’histoire d’Etat ».
Avant de conclure que « la guerre d’Algérie, c’est ce qui fait la Ve république. Et donc c’est, dans la vie institutionnelle, politique, militaire française, quelque chose qui pèse ».
Par ailleurs, le figaro a rappelé que la question mémorielle s’était invitée lors de la campagne de l’élection présidentielle de 2017. Depuis Alger, au cours d’une interview accordée au journaliste algérien Khaled Drareni, il avait qualifié la colonisation de « crime contre l’humanité », de « vraie barbarie ».
