« Ma méthode a fonctionné » : Bruno Retailleau appelle à un rapport de force sur les visas et les OQTF

« Ma méthode a fonctionné » : Bruno Retailleau appelle à un rapport de force sur les visas et les OQTF
Bruno Retailleau appelle à durcir le rapport de force entre la France et l’Algérie, notamment en liant l’octroi des visas à l’exécution des OQTF par Alger.

« La relation avec l’Algérie sera toujours toxique » : c’est le constat sans appel de Bruno Retailleau. Invité de Laurence Ferrari ce jeudi sur Europe 1, l’ancien ministre français de l’Intérieur a exprimé son pessimisme quant à l’avenir des relations franco-algériennes.

Après une période de tensions, l’heure est à la diplomatie. Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, s’est rendu en Algérie avec l’objectif de restaurer un dialogue sérieusement entaché. Ce déplacement intervient alors que les échanges entre Paris et Alger traversent une crise majeure, déclenchée par la reconnaissance d’Emmanuel Macron de la « marocanité » du Sahara occidental.

Fidèle à sa ligne de conduite, l’ancien locataire de Beauvau, Bruno Retailleau, a réitéré ses doutes ce jeudi matin quant à l’avenir des rapports franco-algériens. Celui qui a toujours prôné une main de fer face à Alger a affirmé que les liens entre les deux pays resteraient par nature « toxiques ».

🟢 À LIRE AUSSI : « Je ne suis pas venu pour parler d’Amir DZ » : Benjamin Stora en colère contre la télévision française

« Il y aura des hauts et des bas »

Bruno Retailleau défend son bilan en interrogeant la passivité diplomatique face à Alger. Il justifie sa fermeté par une série de points de rupture en citant notamment les cas de Boualem Sansal et Christophe Gleizes. Le candidat LR poursuit encore en accusant Alger d’organiser « une série d’attentats des services secrets sur le sol français ».

« Ma méthode a fonctionné (…) Fallait-il accepter la tentative d’attentat des services algériens contre un opposant algérien sur notre sol ?Fallait-il accepter de ne rien dire alors qu’à l’époque, il y avait encore Boualem Sansal qui était retenu derrière les barreaux et c’est le cas toujours pour Christophe Gleizes« , a déclaré Bruno Retailleau sur le plateau d’Europe 1 ce jeudi.

« La relation sera toujours toxique. Parce qu’ils utilisent la France comme un bouc-émissaire de tous leurs échecs au niveau interne. Il y aura des hauts et des bas, mais rien ne changera fondamentalement », poursuit-il.

« Lier le nombre de visas au nombre d’OQTF »

Pour Bruno Retailleau, le « respect de la France » passe par un rapport de force migratoire. L’ancien ministre français appelle à renégocier les accords franco-algériens de 1968, qu’il juge favorables à l’Algérie, et à instaurer une condition stricte : l’octroi de visas doit désormais, selon lui, dépendre de l’exécution effective des obligations de quitter le territoire français (OQTF) par les autorités algériennes.

« Il faut revenir sur les accords de 1968 qui sont très avantageux pour l’Algérie, et il faut surtout lier le nombre de visas au nombre d’OQTF qui sont repris, afin que la France soit respectée », estime l’ancien locataire de la place Beauvau.

🟢 À LIRE AUSSI : Laurent Nuñez en visite officielle ce lundi à Alger : plusieurs dossiers chauds sur la table