Le coordonnateur général du « Mouvement national pour le redressement et l’authenticité » du parti du Front de Libération Nationale (FLN), M. Salah Goudjil a appelé mercredi à Alger les militants à se préparer pour la tenue d’un congrès extraordinaire du parti afin de « dégager une direction démocratiquement élue ».
Intervenant lors d’une conférence de presse, M. Goudjil a précisé que le SG du parti « doit être élu par les délégués lors du congrès et non plus par vote à main levée comme de coutume ».
Pour M. Goudjil, la désignation du SG « d’en haut » n’est plus de mise. Elle doit émaner de « la volonté des militants », a-t-il insisté. La date du congrès sera arrêtée après l’adoption des projets de loi par le Parlement notamment les lois sur les élections et les partis afin que nous puissions, a-t-il dit, « nous adapter à ces lois » issues des réformes initiées par le président de la République.
M. Goudjil a appelé, dans ce cadre, tous les dirigeants du parti qu’ils soient dans le comité central ou au Parlement à « se prononcer sur la crise actuelle que traverse le parti ». C’est l’une des conditions de la tenue du congrès extraordinaire ». Il a, toutefois, réitéré « l’attachement de son mouvement au dialogue à condition d’associer les véritables militants et en présence de la presse afin que tous ce passe dans la transparence ».
A une question sur l’impact de ces divisions sur la rôle du parti « comme force politique pionnière » dans le pays notamment à l’approche des échéances électorales, M. Goudjil a souhaité que le FLN puisse participer aux prochaines élections à travers « un programme unifié » rejetant toute responsabilité portée à son mouvement en cas d’éventuel échec. Rappelant que « tous les militants loyaux soutiennent le mouvement », M. Goudjil a estimé que la crise actuelle est « très grave » par rapport aux autres crises que le parti a traversées par le passé.
« Dans le cas où une solution n’est pas trouvée dans le cadre du parti nous recourrons à la justice qui tranchera », a-t-il poursuivi.
Répondant aux déclarations de responsables de l’actuelle direction du parti d’ester en justice ceux qui « ont fraudé la loi pour obtenir l’autorisation de tenir le dernier congrès du mouvement en dissimulant le véritable motif de la rencontre », M Goudjil a soutenu que « ceux qui prétendent que le congrès est illégal s’imaginent que l’Algérie est encore sous état d’urgence ».
Le coordonnateur du mouvement s’est dit « disposé à renoncer à son immunité parlementaire et comparaître devant la justice comme simple citoyen » soulignant toutefois qu’il « évoquera alors tous les problèmes du parti y compris le caractère illégal de l’actuelle direction et l’entorse faite aux statuts du parti lors du renouvellement de ses structures ».
« Le secrétaire général du parti a anticipé sa campagne électorale pour la présidentielle de 2014 « , a encore considéré le coordonnateur du mouvement national de redressement et d’authenticité pour qui « il n’est pas donné à n’importe qui de se porter candidat à ce poste au nom du parti » .