Le rôle des forêts dans la fourniture de bois et autres produits ligneux ne doit pas occulter leur importante contribution à l’alimentation de nombreuses communautés pauvres dans le monde, a affirmé mercredi la FAO dans un communiqué.
Citant le Partenariat de collaboration sur les forêts (PCF), la FAO a estimé que « les forêts peuvent jouer un rôle encore plus important dans l’alimentation du monde et aider les agriculteurs à faire face au changement climatique. Et leur potentiel n’est pas encore pleinement réalisé ». Rappelant que près d’un milliard de personnes souffrent de faim chronique dans le monde, la FAO a souligné que « le potentiel des forêts et des arbres pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle requiert davantage d’attention de la part des décideurs nationaux et régionaux et des agences internationales de développement ».
Par ailleurs, la FAO a indiqué que les aliments et la faune de la forêt « apportent une contribution modeste mais essentielle au régime alimentaire peu varié et pauvre d’un point de vue nutritionnel des populations rurales pauvres », citant les feuilles sauvages qui « peuvent être une excellente source de vitamines A et C, de protéines et de micronutriments tels que calcium et fer ».
En outre, les fruits sont « des sources particulièrement riches en minéraux et vitamines et leur apport en calories n’est pas négligeable », a fait savoir la même source, précisant que « certaines variétés de plantes que l’on trouve dans les forêts ont des racines et tubercules comestibles qui fournissent des glucides et certains minéraux ».
Or, dans de nombreux pays en développement, la faune et les aliments de la forêt « sont de plus en plus menacés par la surexploitation, ce qui entraîne une perte de biodiversité et met en péril la sécurité alimentaire », a la FAO. A ce propos, l’Organisation a indiqué que la Convention sur la diversité biologique et le Centre de recherche forestière international (Cifor), qui tiendront leur prochaine réunion en novembre, discuteront de « nouvelles mesures pour améliorer la gestion durable de la faune dans les pays tropicaux et subtropicaux ». Dans ce cadre, elle a jugé que les femmes « jouent un rôle important dans le traitement des produits des arbres et de la forêt », affirmant que « les revenus qu’elles en tirent aident leurs familles à atteindre la sécurité alimentaire ».