Criminalité économique : la DGSN et la DGI scellent un partenariat stratégique, voici ce que prévoit l’accord

Criminalité économique : la DGSN et la DGI scellent un partenariat stratégique, voici ce que prévoit l’accord
Lutte contre la criminalité économique : Signature d’une convention stratégique entre la DGSN et la DGI

Une nouvelle étape dans la sécurisation de l’économie nationale a été franchie ce dimanche 5 avril 2026. Sous la supervision du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, une convention de coopération bilatérale a été signée entre la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) et la Direction Générale des Impôts (DGI).

La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du ministre des Finances, Abdelkrim Bouzzerd, et du Directeur Général de la Sûreté Nationale, Ali Badaoui. Cet accord s’inscrit dans une volonté de l’État de renforcer les mécanismes d’échange d’informations et de mutualiser les efforts pour traquer la criminalité organisée, avec un accent particulier sur les délits économiques et financiers.

Un front commun contre la délinquance financière

L’objectif principal de cette convention est de fluidifier la coordination entre les services de police et l’administration fiscale. En facilitant l’accès aux données et en synchronisant les interventions, les deux institutions visent une plus grande efficacité dans le traitement des dossiers de fraude, d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent.

Ce rapprochement institutionnel reflète l’engagement ferme des autorités à :

  • Protéger l’économie nationale contre les flux financiers illicites.
  • Accroître la transparence dans les transactions commerciales et financières.
  • Renforcer la vigilance face aux nouvelles formes de criminalité transfrontalière.

🟢 À LIRE AUSSI : GNL algérien : forte hausse des exportations en mars 2026

Une démarche « qualitative » pour la souveraineté économique

Dans son allocution, le ministre de l’Intérieur a qualifié cette signature de « pas qualitatif ». Il a souligné que cette initiative traduit la volonté politique commune de créer une synergie entre les différentes institutions de l’État pour faire face aux menaces qui pèsent sur l’intégrité financière du pays.

Le Ministre a également salué les efforts colossaux déployés par les services de sûreté et les services financiers, rappelant que la lutte contre la criminalité économique est une priorité absolue pour garantir la stabilité et la croissance du pays.

🟢 À LIRE AUSSI : Réforme socio-économique en Algérie : salaires, aides, logement… un dispositif global pour la classe moyenne

Vers une numérisation des échanges

Au-delà de l’aspect sécuritaire, cette convention ouvre la voie à une modernisation des méthodes de travail. L’échange d’informations, désormais encadré par ce nouveau protocole, devrait s’appuyer sur des outils numériques avancés, permettant des alertes précoces et une réactivité accrue des enquêteurs de la DGSN et des inspecteurs des impôts.

Cette alliance entre le « bras sécuritaire » et le « bras financier » de l’État marque une rupture avec les méthodes cloisonnées du passé, imposant la collaboration comme règle d’or pour la préservation des deniers publics.

🟢 À LIRE AUSSI : Trêve fiscale en Algérie : la DGI gèle les contrôles jusqu’au 31 décembre 2026