L’Algérie s’impose comme un exemple pour les pays africains dans le développement de leur industrie gazière. Selon le rapport « Le gaz pour l’Afrique en 2025 » de l’Union internationale du gaz (UIG), le pays combine infrastructures, stabilité et développement industriel, offrant un modèle concret à suivre.
Alors que certains pays africains émergents peinent encore à exploiter leurs ressources, l’Algérie montre comment le gaz naturel peut devenir un moteur de croissance économique et un levier industriel.
1. Un approvisionnement local et international stable
Contrairement à d’autres pays de la région, l’Algérie parvient à maintenir un équilibre entre ses besoins domestiques et ses exportations vers l’Europe.
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Le rapport souligne que « malgré la disponibilité des infrastructures de base solides dans ce pays, seule l’Algérie arrive à maintenir un équilibre en matière d’approvisionnement régulier du marché local et international ». Cette stabilité fait du pays un fournisseur fiable, capable de répondre aux exigences des marchés locaux et internationaux sans interruption.
2. Une chaîne de valeur industrielle développée
Le gaz algérien ne se limite pas à la production énergétique. Il alimente des secteurs stratégiques comme :
- La production d’engrais et d’ammoniac.
- La pétrochimie.
- Le ciment et l’acier.
Selon l’UIG, « l’Algérie, l’Égypte et le Nigeria ont développé avec succès des industries basées sur le gaz naturel. Notamment dans les domaines des engrais, de la pétrochimie, du ciment et de l’acier. Offrant ainsi des modèles pratiques que d’autres marchés peuvent adapter et reproduire à plus grande échelle ».
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Cette intégration industrielle constitue un exemple concret de valeur ajoutée que d’autres pays africains pourraient reproduire pour stimuler leur économie.
3. Des infrastructures solides et des projets attractifs
L’Algérie dispose de gazoducs fiables (TransMed, Medgaz) et de terminaux GNL bien établis. Le rapport précise que « de nouveaux gisements de gaz naturel sont découverts à proximité des champs en production, sont plus susceptibles d’attirer des investissements à court terme et de passer rapidement vers la phase de développement ». Ces infrastructures solides et ces projets renforcent la position stratégique du pays dans la région et stimulent l’investissement.
4. Un rôle stratégique dans l’approvisionnement pour l’Europe
L’UIG souligne que l’Algérie continue de garantir un approvisionnement stable pour l’Europe, en parallèle des projets de corridor hydrogène Afrique du Nord – Europe soutenus par l’Union européenne.
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Le rapport note que l’Algérie « conservera son rôle de fournisseur fiable de l’Europe. Tandis que les projets de corridor hydrogène Afrique du Nord-Europe soutenus par l’UE avancent en parallèle ». Cette position renforce le rôle géopolitique et économique du pays sur le continent.
5. Une planification intentionnelle du gaz pour l’industrie
Selon la même source, des nations émergentes comme le Sénégal, l’Angola ou la République du Congo pourraient s’inspirer du modèle algérien. « Les exemples nord-africains montrent ce qu’il est possible de réaliser grâce à une planification intentionnelle du gaz pour l’industrie », souligne le rapport. Qui insiste sur le risque de laisser les ressources gazières inexploitées : « Sans plan d’action coordonné, sans investissements massifs dans les infrastructures de transport et de distribution, et sans réformes pour stimuler la demande industrielle, une grande partie du gaz africain pourrait rester définitivement sous terre ».
