En déplacement hier dans la commune de Reghaïa, à l’est d’Alger, la Secrétaire générale du Parti des Travailleurs (PT) a privilégié le contact direct avec la population. Tout en défendant le caractère social de l’État, elle a pointé du doigt les incohérences de l’accès au logement et les disparités de développement au sein de la capitale.
C’est à travers une approche de proximité que Louisa Hanoune a choisi de mener campagne hier. Allant directement à la rencontre des citoyens, la première responsable du Parti des Travailleurs a profité de cette tribune populaire pour dresser un état des lieux de la situation socio-économique du pays, insistant sur l’urgence d’accélérer les réformes pour consolider le front intérieur face aux turbulences mondiales.
Le logement social et les salaires dans le viseur
Si la Secrétaire générale du PT a tenu à saluer les efforts tangibles de l’État en matière d’infrastructures de base — citant notamment le développement des réseaux routiers, des chemins de fer, des écoles et des structures sportives —, elle n’a pas manqué d’émettre de sérieuses réserves sur la gestion de certains acquis sociaux.
Le logement social a ainsi été au cœur de son intervention. Hanoune a vigoureusement contesté les critères d’éligibilité actuels, devenus obsolètes selon elle face à la réalité économique :
« Quand le SNMG était à 20.000 DA, les citoyens pouvaient postuler à un logement social. Aujourd’hui, avec un salaire de 24.000 DA, il n’est plus considéré éligible. ». « Aujourd’hui, même celui qui perçoit un salaire de 40 000 DA fait partie de la classe pauvre » a-t-elle rajouté.
Pour la leader du PT, le caractère social de l’État algérien reste une « ligne rouge » absolue. Elle a qualifié les transferts sociaux d’acquis intouchables, tout en rappelant le rôle crucial de son parti :
« Notre présence au Parlement sert justement à défendre les intérêts des citoyens et à préserver ses acquis ». Face à la cherté de la vie, elle a réitéré sa proposition historique de mettre en place une véritable échelle des salaires.
Moderniser Alger sans exclure l’Est
Évoquant la gestion et le développement de la capitale, Louisa Hanoune a regretté les profondes « disparités » qui persistent entre l’Est et l’Ouest.
Refusant une dynamique de croissance à deux vitesses, elle a exprimé son vœu de voir une modernisation inclusive :
« Nous voulons qu’Alger ainsi que notre pays se modernisent, mais pas en laissant une partie de la population derrière. Nous voulons une égalité vers le haut, pour que l’Algérie brille dans tous les domaines. »
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Sécurité stratégique et souveraineté
Enfin, face à un contexte géopolitique mondial de plus en plus conflictuel, la SG du Parti des Travailleurs a tracé les contours d’une feuille de route pour immuniser l’économie nationale.
Elle a ainsi plaidé pour un contrôle accru des circuits commerciaux, associé à une lutte féroce contre la spéculation qui ronge le pouvoir d’achat.
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Pour clore son intervention, Louisa Hanoune a exigé un soutien direct et sans faille aux agriculteurs et aux industriels locaux, des leviers qu’elle juge indispensables pour garantir la sécurité alimentaire et pharmaceutique de l’Algérie.
