Louisa Hanoune aujourd’hui devant le juge d’instruction : Les avocats n’écartent pas une mise en liberté provisoire

mercredi 19 juin 2019 à 13:34
Source de l'article : Liberte-algerie.com

Dossier médical à l’appui, le collectif des avocats de Mme Hanoune n’écarte pas une éventuelle mise en liberté provisoire, a assuré, hier, Ramdane Taâzibt, cadre du PT.

Alors que son état de santé suscite l’inquiétude, de l’avis de ses proches, Louisa Hanoune est appelée aujourd’hui à comparaître devant le juge d’instruction près le tribunal militaire de Blida. En détention provisoire depuis 41 jours, la secrétaire générale du PT, dont l’incarcération a suscité un élan de solidarité au niveau national et à travers le monde, est poursuivie dans le cadre de l’affaire dite de “Toufik et Saïd Bouteflika”, accusés d’“atteinte à l’autorité de l’armée et complot contre l’autorité de l’État”. “Elle est accusée de complot pour la chute du régime comme les millions d’Algériens”, a ironisé, hier, Ramdane Taâzibt, membre de la direction du parti et du comité national pour la libération de la détenue politique Louisa Hanoune.

S’il confirme la rencontre entre Mme Hanoune, l’ex-patron du DRS, Mohamed Mediène, et le jeune frère du président déchu, Saïd Bouteflika, Ramdane Taâzibt rejette les “accusations malveillantes” véhiculées par certains selon lesquelles il y aurait une présence à ladite réunion d’agents français. “Elle a rencontré Saïd et Toufik pendant une heure pour donner son point de vue sur l’issue de la crise, comme peuvent le faire tous les Algériens. Ce n’est pas une activité qui peut conduire en prison”, a-t-il dit. Quant à la prétendue présence d’agents français, il soutient qu’il s’agit là “d’une réunion virtuelle”.
Dossier médical à l’appui, le collectif des avocats de Mme Hanoune n’écarte pas une éventuelle mise en liberté provisoire, soutient Taâzibt.

Et si d’aventure elle est maintenue en détention, le collectif envisage d’introduire, après la première tentative infructueuse, une nouvelle demande de liberté provisoire la semaine prochaine. “Comment croire ceux qui plaident le dialogue et maintiennent Louisa Hanoune en prison ?” s’interroge Taâzibt. “Ils appellent au dialogue, donc il faut des mesures d’apaisement dont la libération des détenus politiques et d’opinion. Je lance un appel au pouvoir pour lui dire : voilà une opportunité pour libérer Louisa Hanoune si vous êtes animé d’une réelle volonté pour aller au dialogue”, plaide, pour sa part, l’activiste et chercheur Mohand-Arezki Ferrad. De son côté, l’avocat Me Salah Dabouz a mis en garde contre les conséquences du maintien de Louisa Hanoune en détention. “Elle a des problèmes de santé. Sa vie est en danger, elle risque beaucoup. Je porterais la responsabilité sur Gaïd Salah si quelque chose lui arrivait”, a mis en garde Salah Dabouz, non sans faire le parallèle avec feu Kamal-Eddine Fekhar, dont la mort était “programmée”, selon lui.

Auteure de deux lettres adressées à Ahmed Gaïd Salah et à Abdelkader Bensalah, dont elle n’a pas reçu de réponse à ce jour, l’ex-sénatrice Mme Zhor Drif-Bitat s’est interrogée, quant à elle, sur la nature des griefs retenus contre Louisa Hanoune. “On est en droit de savoir, dit-elle. On ne peut pas aller au dialogue sans Louisa Hanoune. Il ne faut pas qu’on dise, demain, on ne savait pas.” Présente à la conférence, Khalida Toumi, dont les signes de malaise étaient perceptibles sur son visage, n’a pas pris la parole, comme d’ordinaire. Outre un sit-in auquel ils ont appelé pour demain, jeudi, au siège du parti, le comité national pour la libération de Louisa Hanoune a indiqué que des sit-in similaires auront lieu devant les consulats d’Algérie dans 74 pays.
Karim K.

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