« L’offre nationale suffit » : Rezig annonce la fin des importations pour ce type de produits

« L’offre nationale suffit » : Rezig annonce la fin des importations pour ce type de produits
Kamel Rezig

En marge de l’inauguration de la 4e édition du salon Cosmetica North Africa, le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, a porté un coup d’éclat en annonçant que l’Algérie a désormais atteint l’autosuffisance totale en produits cosmétiques et de maquillage.

L’ambiance était aux grandes annonces hier au Palais des expositions (SAFEX). Alors qu’il parcourait les stands de la 4e édition de Cosmetica North Africa, Kamel Rezig ne s’est pas contenté de saluer les progrès techniques du secteur. Il a dressé un bilan sans appel sur la balance commerciale du secteur de la beauté.

Le ministre a été catégorique : le marché algérien n’est plus dépendant des produits de beauté étrangers. Selon lui, la production locale a atteint un seuil de maturité tel que le recours à l’importation appartient désormais au passé.

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« Nous n’importons plus de produits cosmétiques ni de maquillage. L’offre nationale est aujourd’hui largement suffisante pour répondre aux besoins de nos citoyens », a-t-il affirmé. Cette déclaration marque un tournant historique pour une filière qui, il y a quelques années encore, était fortement dépendante des devises et des marques internationales. Pour le ministre, ce succès est la preuve vivante que le « Made in Algeria » a gagné la bataille de la qualité et de la quantité.

Salon Cosmetica : Kamel Rezig annonce l’autosuffisance de l’industrie cosmétique algérienne

Loin de se satisfaire de cette autosuffisance, Kamel Rezig a souligné que le pays est déjà passé à l’offensive sur les marchés extérieurs. « Bien au contraire, nous sommes aujourd’hui dans une dynamique d’exportation », a-t-il précisé.

Le défi ne consiste plus seulement à remplir les rayons locaux, mais à projeter le savoir-faire algérien au-delà des frontières. Le ministre a d’ailleurs réitéré l’engagement de l’État à accompagner les opérateurs pour conquérir de nouvelles parts de marché, notamment sur le continent africain et dans la zone méditerranéenne.

Malgré cette victoire sur le produit fini, le ministre garde le cap sur l’amont de la production. L’objectif stratégique, baptisé « Défi 2026 », vise désormais la maîtrise totale des matières premières. L’idée est de s’affranchir de toute dépendance technique ou chimique pour garantir un produit 100 % algérien, de la molécule au flacon.

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Avec 330 exposants, dont 120 entreprises étrangères venues de 17 pays (Turquie, Inde, Italie, France…), le salon Cosmetica confirme que l’Algérie n’est plus un simple client, mais un partenaire industriel avec lequel il faut compter.

Achraf Zighi, commissaire du salon, a d’ailleurs rappelé que près de 40 % des participants sont de nouvelles entreprises et start-up, prouvant le renouvellement constant et la vitalité de ce secteur en pleine explosion.