L’Italie renforce son partenariat sécuritaire avec l’Algérie : ce qui a été signé à Alger

L’Italie renforce son partenariat sécuritaire avec l’Algérie : ce qui a été signé à Alger
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Le patron de la police italienne était à Alger ce mercredi. Vittorio Pisani, directeur général de la Sécurité publique d’Italie, a été reçu par son homologue algérien, Ali Badaoui, au siège de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). 

Sa venue à la tête d’une délégation de haut rang a débouché sur la signature d’un protocole de coopération technique, marquant une nouvelle étape dans le partenariat sécuritaire Algérie-Italie.

Les deux responsables ont d’abord échangé en tête-à-tête, avant d’ouvrir les discussions à l’ensemble des cadres policiers des deux pays. Selon le communiqué officiel de la police algérienne, les travaux ont porté sur l’optimisation de la coordination opérationnelle bilatérale face à des menaces sécuritaires en constante évolution.

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Un protocole ciblant la criminalité organisée transnationale et la cybercriminalité

Paraphé à l’issue des travaux, l’accord engage les deux institutions sur plusieurs fronts prioritaires. Évaluées comme des menaces majeures pour les deux rives de la Méditerranée, la criminalité organisée transnationale, la cybercriminalité et la migration irrégulière constituent le cœur du dispositif prévu par ce texte.

Au-delà de la dimension répressive, le protocole prévoit également l’intensification des programmes de formation et des échanges d’expertises entre les deux corps de police. Une approche qui reflète la volonté commune d’Alger et de Rome de construire une coopération durable, fondée sur le partage de savoir-faire et la montée en compétences des personnels.

Ce type d’accord s’inscrit dans une dynamique plus large. En mars dernier, le président Tebboune et la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni avaient réaffirmé leur volonté de renforcer la coordination dans la lutte contre l’immigration clandestine et la criminalité transfrontalière, lors d’une rencontre au sommet à Alger. Le protocole signé ce mercredi entre les deux polices nationales traduit concrètement ces engagements politiques.

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Pisani invité d’honneur du 64e anniversaire de la Sûreté nationale algérienne

La portée symbolique de cette visite dépasse le seul cadre de la signature. La DGSN a annoncé que Vittorio Pisani assistera, en qualité d’invité d’honneur, aux cérémonies commémorant le 64e anniversaire de la création de la Sûreté nationale algérienne. Une distinction qui traduit l’excellence des relations entre les deux institutions.

Cette invitation n’est pas anodine. Elle consacre un niveau de confiance mutuelle rarement affiché aussi ouvertement dans le domaine sécuritaire. Les deux parties ont d’ailleurs tenu à souligner la qualité des liens qui unissent leurs institutions respectives, qualifiés de solides et en progression constante.

La DGSN tisse sa toile sécuritaire à l’international

Cette rencontre avec la police italienne s’inscrit dans une série de rapprochements sécuritaires menés par la DGSN ces derniers mois. En avril dernier, Ali Badaoui avait reçu à Alger le directeur général de la police fédérale allemande Dieter Romann, une rencontre qui avait également abouti à des engagements concrets sur la migration irrégulière et la criminalité transfrontalière. En février, c’est une délégation d’experts du National Forensic Service sud-coréen qui a été reçue à Alger pour consolider la coopération en matière de police scientifique.

Sur le plan intérieur, la DGSN avait également scellé en avril un partenariat stratégique avec la Direction générale des Impôts pour renforcer la lutte contre la criminalité économique et financière. Autant de signaux qui dessinent une institution en pleine modernisation, tournée vers des coopérations multidimensionnelles.

La relation algéro-italienne, elle, ne se limite pas au seul volet sécuritaire. Ratifié en janvier dernier, un accord sur la reconnaissance mutuelle des permis de conduire entre l’Algérie et l’Italie illustre l’étendue d’un partenariat bilatéral qui touche désormais à tous les aspects de la vie quotidienne des citoyens des deux pays. La visite de Pisani à Alger vient renforcer un peu plus ce socle commun, bâti patiemment depuis plusieurs années entre Rome et Alger.

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