L’implantation de Renault en Algérie se précise

L’implantation de Renault en Algérie se précise

FIN01_496338213.jpg«Le directeur Général adjoint et directeur commercial du groupe Renault Jérôme Stoll a confirmé, lundi, l’avancée du projet industriel de Renault en Algérie.

«Le directeur Général adjoint et directeur commercial du groupe Renault Jérôme Stoll a confirmé, lundi, l’avancée du projet industriel de Renault en Algérie. Un marché qui compte pour le groupe » a rapporté, avant-hier, le site économique Leboursier.com. «Nous avons des discussions avec le gouvernement algérien et nous espérons avancer en 2011» a expliqué Jérôme Stoll, cité par le site économique.

«Ce projet de première usine de Renault dans le pays porte sur une capacité de 75 000 véhicules (4 modèles) différents qui seraient principalement destinés au marché algérien » souligne Leboursier.com.

Pour rappel, le ministre de l’industrie a fait savoir, le 2 janvier dernier, que «depuis six mois, le constructeur français Renault revient avec une meilleure proposition ». « Renault a examiné avec beaucoup plus d’intérêt les attentes de la partie algérienne. Nous attendons effectivement de l’investissement, mais pas seulement pour monter une usine de montage de véhicules», a-t-il précisé. «De ce point de vue, nous pensons aujourd’hui que le projet Renault est beaucoup plus acceptable pour nous», a-t-il estimé devant un parterre de cadres de son ministère et de chefs d’entreprises. «Dans un premier temps, Renault voulait venir uniquement avec son label et ses licences et pas d’investissement dans le capital. Sur cette question Renault est revenu avec de nouvelles propositions, qui nous paraissent intéressantes, y compris en terme de production», a-t-il ajouté. «Dans une première étape, Renault se proposait de monter une usine pour produire 50.000 véhicules par an. Aujourd’hui, il revient avec une proposition pour fabriquer 75.000 unités par an avec une gamme plus variée, qui est passée de deux modèles de véhicules (dans la première version) à quatre modèles», a-t-il fait savoir. Renault a même accepté, selon le ministre, «les conditions de l’Algérie relatives à un taux d’intégration progressif et à faire des engagements pour que ce taux augmente au fur à mesure de la réalisation du projet». Lors de la visite à Alger fin novembre dernier de M. J.P Raffarin, envoyé spécial du président français Nicolas Sarkozy, et chargé des questions économiques, le dossier de l’implantation d’une usine de Renault en Algérie, avait été abordé par les deux parties. M. Benmeradi avait alors souligné dans une déclaration à l’APS que «les détails de l’investissement ne sont pas encore arrêtés, mais le principe retenu lors des discussions entre les deux parties est d’arriver à produire 75.000 véhicules particuliers par an pour trois ou quatre modèles’’. Les discussions portent sur « la création dans une première étape d’une usine de montage, qui sera suivie dans une seconde étape par la fabrication de véhicules avec un taux d’intégration de l’industrie nationale de 40% étalée sur quatre ans», avait révélé le ministre. ‘’Si les négociations aboutissent, l’usine sera implantée sur les sites de la SNVI’’, selon le ministre, qui a indiqué que Renault s’est proposé de ‘’livrer ses véhicules au marché algérien d’ici à 2012’’. Par ailleurs, M. Benmeradi a précisé lors du Forum d’El Moudjahid que «Renault a accepté également que la partie algérienne soit associée à la commercialisation des véhicules produits par la future usine», a-t-il précisé. Renault maintien son leadership sur le marché automobile algérien. Le constructeur automobile a annoncé avant-hier, ses résultats pour 2010. L’Algérie est le 12ème marché du groupe français avec 63.369 véhicules vendus, soit une part de marché de 29,1%. Mais l’année 2010 a été celle des ventes record pour Renault dans le pays. Sa part de marché a ainsi augmenté de 5,7 points par rapport à 2009. En Algérie, Renault reste la marque numéro 1 du groupe grâce aux bons résultats de la Symbol. Dacia est la 5ème marque la mieux vendue dans le pays, avec la Logan notamment. Mais le marché algérien n’intéresse pas seulement le constructeur français. Il y aussi l’allemand Volkswagen. «Aujourd’hui, Volkswagen insiste beaucoup pour venir. Nous avons eu des échanges assez intéressants avec ce groupe», avait indiqué M.Benmeradi lors d’une conférence animée au forum d’El Moudjahid. M. Benmeradi a annoncé la mise en place le gouvernement d’un comité chargé de suivre les dossiers comportant les propositions de partenariat dans le domaine de l’automobile et le développement de ce secteur. Le comité est composé de cadres relevant de différents ministères dont celui de l’Industrie, et également de représentants des sous-traitants algériens de la filière mécanique, ainsi que de responsables de la SNVI.