La vision stratégique du secteur de l’hydraulique repose désormais sur l’instauration d’un équilibre hydrique national global. C’est ce qu’a affirmé le ministre de l’Hydraulique, Lounès Bouzegza, lors d’une visite de travail et d’inspection effectuée ce jour dans la wilaya d’Oran.
À cette occasion, le premier responsable du secteur a révélé que les réserves actuelles des barrages s’élèvent à 4,5 milliards de mètres cubes, affichant un taux de remplissage de 60 % à travers les 82 ouvrages hydrauliques que compte le pays.
Au cours de sa tournée, le ministre a procédé à l’inauguration de la conduite d’alimentation de la commune de Tafraoui et de sa zone industrielle, désormais raccordées à la station de dessalement de l’eau de mer (SDEM) d’El Mactaa via le réservoir d’El-Araba.
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Bouzegza a souligné l’intérêt crucial que les hautes autorités de l’État accordent au secteur des ressources en eau, matérialisé par la mobilisation d’enveloppes financières colossales.
Ces investissements sont destinés à concrétiser des programmes prospectifs capables de garantir la stabilité hydrique et un approvisionnement régulier sur l’ensemble du territoire national.
Transferts d’eau en Algérie : Le plan de l’État pour alimenter les zones sèches
Expliquant les grands axes de la feuille de route ministérielle, le ministre a précisé que cette approche stratégique s’articule autour de deux piliers : assurer un équilibre national global d’une part, et moderniser les mécanismes de gestion locale d’autre part.
En termes d’infrastructures, l’Algérie exploite actuellement 82 barrages dont le volume global a atteint cette année 4,5 milliards de m³.
Ce parc sera bientôt renforcé par la finalisation de nouveaux barrages (notamment à Khenchela, Annaba et El Tarf), tandis que des études techniques sont déjà prêtes pour le lancement de 24 autres barrages.
Pour corriger les disparités géographiques, l’État s’appuie sur la stratégie des « grands transferts », un mécanisme permettant d’acheminer l’eau depuis les régions excédentaires vers les zones en stress hydrique.
Par ailleurs, l’Algérie s’impose comme un leader régional dans le domaine du dessalement de l’eau de mer, avec 16 stations opérationnelles produisant quotidiennement 3,6 millions de mètres cubes.
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Le nouveau programme en cours d’exécution ambitionne d’approvisionner 16 wilayas côtières et de l’intérieur. Le réseau de distribution s’étendra jusqu’à 250 kilomètres pour atteindre des wilayas telles que Tiaret, El Bayadh, Naâma, Saïda, Aïn Defla, Blida, Bouira et Sidi Bel Abbès.
Dans les régions du Sud, le programme national intègre des projets d’envergure de déminéralisation et de désalinisation des eaux souterraines, particulièrement à Tindouf et Tamanrasset, afin de consacrer le principe de justice sociale et d’équité territoriale.
