L’ex-ministre Ali Aoun condamné à 5 ans de prison ferme pour ce crime

L’ex-ministre Ali Aoun condamné à 5 ans de prison ferme pour ce crime
L’ex-ministre de l’Industrie pharmaceutique Ali Aoun

Le pôle pénal spécialisé dans les affaires de corruption financière et économique près le tribunal de Sidi M’Hamed a rendu son verdict dans une affaire impliquant l’ancien ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ali Aoun, ainsi que plusieurs coaccusés issus de différents secteurs.

Au terme du procès, l’ex-ministre a été condamné à cinq années de prison ferme, assorties d’une amende d’un million de dinars. Le tribunal a également ordonné son incarcération immédiate à l’issue de l’audience. Son fils, Mehdi, a écopé d’une peine plus lourde, fixée à six ans de prison ferme et à une amende de 200 000 dinars.

Dans le même dossier, le directeur général du complexe sidérurgique d’El Hadjar, Karim Boulaïoun, a été condamné à trois ans de prison ferme, en plus d’une amende d’un million de dinars. Une peine similaire a été prononcée à l’encontre de Noureddine Salhi, directeur général de l’Entreprise nationale de fonderie, Fondal.

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Autres condamnations et acquittements

Par ailleurs, l’homme d’affaires (A.A), surnommé « Nounou Manita », a été condamné à dix ans de prison ferme. Il devra s’acquitter d’une amende d’un million de dinars. En revanche, l’ancien président-directeur général du groupe Madar, Charaf-Eddine Amara, a été acquitté par la juridiction.

Le tribunal a également infligé des peines de cinq ans de prison ferme et d’un million de dinars d’amende à l’encontre d’un opérateur économique (Ch.M) ainsi qu’au président d’un club équestre (K.A). Un investisseur, identifié par les initiales (B.S), a quant à lui été condamné à dix ans de réclusion. En revanche, plusieurs accusés ont bénéficié de la relaxe, notamment des gestionnaires d’entreprises pharmaceutiques et un dirigeant d’une société d’importation automobile.

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Quelles sont les charges retenues contre les accusés ?

Selon les éléments du dossier, les mis en cause étaient poursuivis pour leur implication présumée dans des affaires de mauvaise gestion et de conclusion de marchés à caractère industriel et d’investissement en violation de la réglementation en vigueur. Les faits concernent notamment des opérations douteuses liées à la vente et à l’achat de déchets ferreux et de résidus de cuivre, ainsi que l’octroi de contrats contraires à la législation.

Ces pratiques illicites auraient touché le groupe public Imetal, spécialisé dans les industries métallurgiques et sidérurgiques. Les accusés étaient poursuivis sur la base des dispositions de la loi 01-06 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption, pour des chefs d’inculpation incluant la dilapidation de deniers publics, l’octroi et la perception d’avantages indus, ainsi que l’abus de fonction et de pouvoir.

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