Depuis le début de l’année 2026, le paysage fiscal évolue en Algérie avec un ajustement qui cible directement les revenus issus des placements financiers. Les nouvelles dispositions sont déjà entrées en application, marquant un tournant dans la manière dont l’épargne des particuliers est orientée vers des investissements productifs, notamment les actions et les parts sociales.
Cette réforme vise à mobiliser davantage de ressources internes pour soutenir l’économie nationale. Tout en rendant ces placements plus attractifs sur le plan fiscal.
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Introduite par la loi de finances 2026 et précisée par une instruction de la Direction générale des impôts datée du 4 mars 2026, cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large visant à encourager la création d’entreprises et à dynamiser le marché financier local.
Fiscalité des revenus de capitaux en Algérie : une baisse effective de l’impôt sur les dividendes pour les résidents
La nouvelle grille fiscale s’applique aux revenus tirés des actions et des parts sociales. Qu’ils soient effectivement distribués ou considérés comme tels.
L’instruction n°08/2026 a entériné une révision du taux de l’impôt sur le revenu global appliqué à ces gains, avec une différenciation selon la résidence fiscale :
- 10 % pour les personnes physiques résidentes fiscalement en Algérie
- 15 % maintenus pour les personnes physiques non résidentes
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Jusqu’au 31 décembre 2025, ces revenus étaient soumis à un prélèvement unique de 15 %, sans distinction. Ce prélèvement à la source reste libératoire, ce qui signifie qu’il continue de solder définitivement l’impôt dû sur ces revenus.
La mesure est donc désormais opérationnelle, avec une réduction effective de 5 points pour les contribuables résidents.
Mobilisation de l’épargne interne : une réforme fiscale pour encourager dès 2026 l’investissement en actions en Algérie
Avec ce changement appliqué depuis janvier, les pouvoirs publics entendent enclencher une dynamique durable autour de l’investissement local.
L’allègement fiscal vise concrètement à :
- Renforcer l’attractivité des placements en actions
- Orienter l’épargne vers le marché financier national
- Mobiliser des capitaux pour financer les entreprises
- Stimuler la création de nouvelles entités économiques
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Les revenus concernés couvrent notamment ceux définis par les articles 45, 46 et 48 du code des impôts directs, relatifs aux actions, parts sociales et produits assimilés.
Après l’entrée en vigueur des dispositions au 1er janvier 2026, l’instruction du 4 mars est venue encadrer leur application sur le terrain. À ce stade, l’administration fiscale est mobilisée pour assurer leur diffusion auprès des services concernés et veiller à leur application effective.
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Les différentes directions fiscales doivent également signaler toute difficulté liée à l’exécution de ces mesures, dans un contexte où leur appropriation par les contribuables constitue un enjeu central.
