L’espagne presse l’Oranje

526226_spain-s-captain-iker-casillas-cheers-with-team-mates-after-being-presented-with-the-world-cup-trophy-at-soccer-city-stadium-in-johannesburg.jpgPaul le Poulpe a finalement eu raison, c’est l’Espagne qui a eu le dernier mot en remportant le match de la finale de cette 19e édition de la Coupe du Monde.

La sélection espagnole de football a remporté hier soir, le trophée mondial tant attendu, après sa victoire en finale face aux Pays-Bas (1-0 après prolongations), dans un match disputé au stade de Soccer City de Johannesburg.

Les 90 minutes de ce choc européen, n’ont absolument rien donné malgré les nombreuses occasions de part et d’autre. Ouvrons ici la parenthèse pour signaler les excellentes performances des deux gardiens, Stekelenburg des Pays-Bas et Casillas de l’Espagne.

Il fallait donc, attendre les fameuses prolongations et en particulier, les dernières cinq minutes pour assister au dénouement de la situation.

Un dénouement signé Iniesta à la 116e minute au moment où cette rencontre historique se dirigeait doucement mais sûrement vers la séance fatidique des tirs au but. La Roja, déjà vainqueur de l’Euro 2008, s’adjuge ainsi la première Coupe du Monde de son histoire. Une consécration amplement méritée au vu du parcours exceptionnel réalisé par les hommes de Vicente Del Bosque et ce, malgré leur première défaite concédée lors du premier match contre la Suisse sur ce même score de 1 à 0.

Pour les Pays-Bas, comme en 1974 et en 1978, cette troisième tentative en finale n’aura donc pas été la bonne, contre des Espagnols dominateurs et victorieux par le plus petit score, comme en 8es (Portugal), en quarts (Paraguay) et en demi-finales (Allemagne).

Donc, il n’y a rien à dire, l’Espagne a gagné ses galons de meilleure équipe de la planète en s’adjugeant la Coupe du Monde pour la première fois de son histoire, grâce à une génération de gala régalant par son art et son jeu aussi percutant qu’esthétique.

D’ailleurs, tous les grands spécialistes du monde ont voté Espagne à commencer par les légendes du foot Johan Cruyff, Zinedine Zidane, Franz Beckenbauer et même Maradona. Il faut toutefois rappeler, que cette équipe espagnole a beaucoup souffert avant la révolte annoncée en 2008 après l’Euro remporté haut la main contre l’Allemagne.

D’ailleurs, depuis le Mondial 2006 en Allemagne et surtout, après la fameuse défaite concédée contre la France (3-1), la Roja, sous la houlette de Luis Aragones (champion d’Europe en 2008) puis Vicente Del Bosque (champion du monde 2010), est devenue une vraie machine à gagner.

Et comme si les victoires successives ne suffisaient pas, les partenaires du matador Xavi se sont offerts le luxe de régaler toute une planète de par leur beau football qui a tout simplement fait l’unanimité.

Pour en revenir à cette fameuse finale historique, il est utile de signaler que l’arbitre de la rencontre, M.Webb en l’occurrence, n’a vraiment rien lâché en brandissant 14 cartons jaunes en plus de l’exclusion du défenseur hollandais Heitinga lors des prolongations.

Ce qui constitue, une première dans les annales des finales de la Coupe du Monde depuis 1930.

Il faut aussi dire que l’engagement physique de part et d’autre, a tout simplement eu raison du beau football et surtout, des buts au cours de cette confrontation hispano-batave. Les Néerlandais, généreux en fautes, (plus d’une vingtaine dans le temps réglementaire) ont ainsi coupé l’élan des Xavi et Iniesta, architecte et ingénieur de ce fameux «toque», jeu de passes à une touche de balle si redoutée.

A noter aussi que l’Espagne a réalisé ce que l’Italie, l’Allemagne et la France, n’ont pas pu faire, à savoir, remporter le Mondial loin du Vieux Continent.

Ce qui signifie que cette Roja, c’est vraiment du solide et elle mérite amplement cette consécration qui vient confirmer la suprématie du football espagnol qui fait rêver toute une planète.

Enfin, il convient juste de signaler, que dix-sept chefs d’Etat ainsi que de nombreuses stars avaient été annoncés au stade de Soccer City, à Soweto, au sud-ouest de Johannesburg. La famille royale espagnole était représentée par la reine Sofia et son fils, le prince héritier Felipe, et les Pays-Bas par le prince héritier Willem-Alexander et son épouse Maxima.

Mounir BENKACI