Les universitaires algériens revenus du Caire en détresse

jeudi 3 décembre 2009 à 4:22
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125908.jpgAprès le calvaire qu’ils ont subi dans le pays du Nil, les étudiants algériens revenus au pays réclament leur réintégration dans les universités algériennes. Menaçant de recourir à un rassemblement la semaine prochaine devant le palais d’El Mouradia ou du ministère des Affaires étrangères, les étudiants estiment, qu’après avoir été jetés à la vindicte populaire en Egypte, ils méritent une meilleure considération dans leur pays.

« Nous avons subi l’innommable et aujourd’hui nous ne savons pas ce que nous réserve l’avenir. Qu’allons-nous devenir ? Après l’agression dont nous avons été victimes parce que nous sommes Algériens, notre pays se doit de nous prendre en charge, au moins par une réintégration dans les universités algériennes », indique Mokhtar. K., membre du comité des étudiants algériens en Egypte. Notre interlocuteur trouve « scandaleux et irresponsables » les propos du ministre de l’Enseignement supérieur sur la prise en charge des seuls 17 étudiants boursiers envoyés par l’Algérie dans le cadre des accords bilatéraux, « Et nous alors, de quelle nationalité sommes-nous, qu’allons-nous devenir. Doit-on être punis une deuxième fois pour avoir opté d’étudier en Egypte avec nos propres moyens », dit-il. Et d’ajouter : « Nous demandons au président de la République d’intervenir afin de nous permettre, soit de nous inscrire dans les universités algériennes ou bien nous faciliter une inscription dans les universités syriennes pour des études que nous prendrons nous-mêmes en charge », indique encore cet étudiant échappé d’Egypte.

Notre interlocuteur précise en outre que 200 étudiants algériens se trouvent encore coincés en Egypte : « Ils ont peur de sortir de leurs appartements et l’ambassade d’Algérie au Caire ne fait rien pour les aider », dit-il, en soulignant qu’avant le début des hostilités entre les deux pays, près de 1600 étudiants algériens se trouvaient en Egypte.

« Nous sommes 1300 étudiants à être rentrés au pays, dont 500 blessés. Il reste encore 200 étudiants en Egypte, dont 5 disparus puisque nous n’avons pas de nouvelles d’eux », précise Mokhtar K. Ce dernier indique que les étudiants algériens étaient répartis sur différents pôles universitaires desquels ils ont été chassés suite au différend entre les deux pays. « Les étudiants algériens se trouvaient à l’université du Caire, à celle d’El Manoufia, d’Alexandrie, de Helouane, d’El Mansourah, et à l’Institut des études et de recherche arabe, et enfin à l’Institut supérieur des sciences islamiques ». « A notre arrivée à l’aéroport d’Alger, des procès-verbaux ont été établis pour prouver les cas de blessures parmi les étudiants », nous dit-on.

Par Nadjia Bouaricha

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