Les pièces du puzzle se mettent en place : la coalition Saidani-Benbouzid-Ghoul prend forme

Les pièces du puzzle se mettent en place : la coalition Saidani-Benbouzid-Ghoul prend forme

41361.jpgAprès « la mise en place » de Amar Saidani, Aboubakr Benbouzid est fortement pressenti pour succéder à Ouyahia à la tête du RND. C’est le moment pour le pouvoir de placer les hommes de la « coalition présidentielle ». Selon des sources concordantes, le trio Saidani-Benbouzid-Ghoul est pressenti pour la mission. Amar Ghoul est d’autant plus désigné pour représenter la couleur « islamiste » dans ce conglomérat national-islamiste.

Le retrait du MSP et la décision de Mokri de placer le MSP dans l’opposition politique ont totalement désintégré la coalition, qui a, de ce fait, besoin d’un autre parti islamiste pour mettre une « couche verte » sur le conglomérat soutien au futur président.

Si, concernant le FLN et le Taj, les choses se sont clarifiées au maximum, pour le RND, les pièces du puzzle s’assemblent pour clore le tableau. On avait parlé du retour de Ahmed Ouyahia, dans un premier temps. Mais tout compte fait, celui-ci a été « retiré » des étals, soit pour le besoin d’une carte pour les présidentielles de 2014, soit pour éviter que le RND ne connaisse une nouvelle zone de turbulences, d’autant plus que le clan Guidoum, juste après que le ballon-sonde Ouyahia eut été lancé, a fait actionner ses leviers dans vingt wilayas du pays, notamment celles de l’Est, pour éviter que pareil scénario ne se reproduise.

Donc, après la fin de la crise au FLN et l’élection de Saidani très contestée, le pouvoir se tourne vers le RND, qui se trouve dans la même situation du FLN avant jeudi dernier, c’est-à-dire sans secrétaire général, depuis la démission d’Ahmed Ouyahia en janvier 2014, le même mois qui a vu la destitution de Abdelaziz Belkhadem.

De toute évidence, c’est Abdelkader Bensalah qui est chargé de faire ce travail. Comme pour le FLN, les instances politiques et juridiques suivront à la lettre les « orientations » données, pour aller vite. Benbouzid « est l’homme de la situation », en ce sens où sa proximité avec le clan présidentiel n’est plus à démontrer et sa suzeraineté de commis de l’Etat de service est une évidence. Donc, Bensalah, secrétaire général par intérim, va devoir accélérer les préparatifs pour l’élection du successeur d’Ouyahia et trouver les justificatifs statutaires et organiques pour mener à bien la mission.

Annane Imad-Eddine