Les mieux lotis en grève

mercredi 14 novembre 2018 à 20:14
Source de l'article : Reflexiondz.net
À première vue, cela semble être plus du chantage qu’une vraie grève avec des revendications syndicales «concrètes». Les techniciens savent très bien qu’ils n’auront pas leurs augmentations de salaires, mais font pression pour récupérer leurs «avantages» perdus. Montez à bord… Pourquoi êtes-vous en grève? C’est la question à «un million de dollars» pour les techniciens de la maintenance d’Air Algérie qui ont lancé auparavant deux grèves «sauvages». Plusieurs techniciens, rencontrés pendant cette grève se sont sentis incapables d’expliquer les raisons de leur colère. On a eu droit à des «le P-DG est nul, depuis qu’il est arrivé il fait n’importe quoi», ou encore «il veut couler la compagnie, il veut tous nous renvoyer…». Bien évidemment, aucun d’eux n’a pu «expliquer» ces dérapages du P-DG. Certains, ont par la suite «avoué» que les syndicats leur avaient demandé de faire grève, ils le font sans savoir vraiment quel était le fond du problème. «On leur fait confiance, ce sont nos représentants et ils sont là pour défendre nos droits, alors on fait ce qu’ils nous demandent», soutient un jeune technicien. Si dans une protesta syndicale, les grévistes eux-mêmes ne connaissent pas les vrais motifs du débrayage, il y a incontestablement des questions à se poser. Nous avons décidé alors de mener notre petite enquête pour connaître les dessous de cette grève. En fait, à première vue cela semble être plus du chantage qu’une vraie grève avec des revendications syndicales «concrètes». Il faut dire que les techniciens ont véritablement fait preuve d’indécence en réclamant des salaires mirobolants d’une compagnie déficitaire où la prestation de service à bord, qui est de leur responsabilité, laisse à désirer. Surtout qu’ils touchent déjà des salaires faramineux qui font regretter aux médecins leur temps perdu dans leurs longues années d’études. Pis encore, ils sont mieux payés que leurs voisins tunisiens et marocains qui arrivent difficilement à atteindre l’équivalent de 100 000 dinars par mois. Même, comparativement aux grandes compagnies mondiales et au niveau de vie de leurs pays, ils sont mieux lotis.
Charef S.

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