Cette année, des spécialistes de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) seront dépêchés sur le territoire national pour accompagner leurs homologues algériens dans la concrétisation du programme électronucléaire. L’objectif est de renforcer l’expertise technique locale et préparer l’infrastructure institutionnelle, réglementaire et technique nécessaire à un développement sûr et structuré de l’énergie nucléaire.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un accord signé entre l’AIEA et l’Algérie, qui prévoit une coopération plus large autour des applications nucléaires dans des secteurs stratégiques comme la médecine, l’agriculture ou le dessalement de l’eau.
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L’AIEA, par le biais de son directeur général, Rafael Mariano Grossi, a souligné que l’envoi de ses experts vise notamment à évaluer la faisabilité des petits réacteurs modulaires (SMR) et leur intégration dans le mix énergétique national.
L’électronucléaire au service du développement national : l’AIEA signent une déclaration commune
Le programme nucléaire civil algérien dépasse désormais le cadre strict de la production électrique. Les SMR, de petite taille et modulables, offrent des solutions adaptées aux besoins nationaux. Notamment pour le dessalement et certaines applications agricoles transformantes.
Selon le communiqué de l’AIEA, le projet « Études de préfaisabilité et création de capacités en vue de l’introduction de l’électronucléaire » vise à accompagner l’Algérie pas à pas. Conformément à l’approche progressive prônée par l’agence.
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Cette démarche permettra de :
- Évaluer la faisabilité technique et économique des SMR dans le contexte algérien.
- Développer une infrastructure nucléaire conforme aux standards internationaux.
- Intégrer la technologie nucléaire dans la gestion de l’eau et le développement agricole.
- Consolider les projets existants. Notamment la production de radioisotopes pour le diagnostic et le traitement du cancer, qualifié de « priorité stratégique ».
AIEA en Algérie : vers un partenariat renforcé et durable
Le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, avait déclaré en décembre dernier qu’un « nouveau chapitre a été ouvert avec l’AIEA ». Traduisant la volonté de l’Algérie d’élargir ses ambitions nucléaires. L’agence, de son côté, s’engage à accompagner le pays dans l’exploration de ses options nucléaires. En particulier pour les SMR et les applications pacifiques de l’énergie nucléaire.
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Cette coopération s’inscrit dans une vision globale du nucléaire civil, intégrée au mix énergétique national déjà basé sur le gaz, les énergies renouvelables et les projets d’hydrogène vert. Elle ouvre la voie à la création d’une infrastructure nucléaire complète, capable de répondre aux besoins stratégiques en énergie, santé, agriculture et gestion de l’eau.
L’année 2026 marque ainsi un tournant pour l’Algérie. Qui passe de l’expérimentation à la planification concrète de ses ambitions nucléaires. Avec l’accompagnement d’experts internationaux et une approche progressive et sécurisée.
