Les forces US viennent de décider l ’ut i l i saton d e s d r o n e s ( a v i o n s sans pilote) dans le but d’exécuter des frappes «chirurgicales» contre l’armée du colonel Kaddafi, mais aussi pour assassiner le président libyen.
Toutefois , ces drones seront également employés pour traquer les terroristes d’Al Qaïda au Maghreb qui tentent d’entrer en Libye par la frontière algé-rienne.
L’armée algérienne est consciente du risque majeur qui menace ses frontières. En effet, l ’ u t i l i s a t i o n d e s d r o n e s à quelques kilomètres seulement de nos frontières risque de peser lourd le long des 1000 km qui nous séparent de la Libye. De ce fait, l’armée algérienne se trouve dans une situation difficile devant les potentielles frappes des drones. Pour rappel, au Pakistan, Afghanistan et en Irak, les forces américaines avaient utilisé des drones pour combattre les talibans et autres terroristes affiliés à Al Qaïda. Toutefois, la majorité des frappes avaient touché des civils et des militaires.
Ce scénario à la «pakistanaise» risque de se répéter à nos frontières. Désormais, la guerre en Libye commence à «investir» peu à peu nos frontières. Pis, les insurgés libyens se sont emparés de la frontière tuniso-libyenne et contrôlent plus de 300 km.
Devant cette menace, l’alerte est maximale à nos frontières.D ’ailleurs , le ministre des Af faires étrangère , Mourad Medelci , n ’a pas cachéses craintes devant une telle situation.
Il a ouvertement déclaré que l’insécurité qui sévit en Libye touche de plein fouet la stabilité de l’Algérie, notamment dans le Sud, où les risques sont grands. Pour éviter le scénario à la «pakistanaise», l’Algérie a interdit aux alliés d’utiliser son espace aérien pour frapper les villeslibyennes. Mieux, en collaboration avec leurs homologues allemands, un satellite de surveillance allemand a été mis à la disposition des forces algériennes pour contrôler les 1 000 km qui séparent l’Algérie de la Libye.
Cette coopération sécuritaire met l’Algérie dans une position plus confortable afin de parer à tout risque menaçant le pays. Drone, ce petit avion utilisé dans les assassinats individuels Les drones nécessitent une imposante main-d’œuvre et leur u t i l i s a t i o n p a r l e s E t a t s – U n i s dans les guerres en Irak, au Pakistan et en Afghanistan, dans la lutte contre Al Qaïda et dans le conflit en Libye, a mis en lumière le besoin aigu de nouveaux pilotes à distance. Malgré l’image d’un avion sans pilote, les drones ne peuvent se passer de l’intervention de l’homme, souligne David Deptula, ancien général de l’armée de l’Air amé-ricaine.
«Ils sont très humains.Nous avons plus de gens impliqués dans les systèmes pilotés à distance que pour ceux avec un équipage», a assuré ce spé-cial i s te des drones lor s d’une conférence organisée par l’Institut international d’études s t r a t é g i q u e s ( I I S S ) à Washington.
Entre les pilotes, les mécanos, les analystes de renseignement, une simple «patrouille de combat» implique 180 personnes.
Ces «patrouilles de combat» comptent quatre appareils et constituent l’unité de mesure pour s’assurer une couverture de 24 heures sur 24, sept jours sur sept, d’une zone donnée.
Ces appareils sont plus pré-cis que des avions volant à3 0 0 0 0 pieds d ’altitude ( s o i t environ 10 000 mètres). Ces drones seront ut i l i sés , dans une première mission, à Misrata, troisième ville de Libye, théâtre depuis plusieurs semaines d’une guérilla urbaine meurtrière entre les insurgés et les forces kaddafistes.
Toutefois, leur principale mission est de poursuivre les terroristes d’Al Qaïda au Maghreb.
Mais il faut rester vigilant, car il se peut que l’utilisation de ces drones à la frontière algérolibyenne risque de toucher nos soldats stationnés le long des 1 000 km qui nous séparent de la Libye.