À la veille de l’entrée en vigueur de la troisième phase du système national d’immatriculation des véhicules, les communes commencent à informer les automobilistes sur les nouvelles procédures. Cette étape marque un changement concret dans la gestion des immatriculations et la radiation des cartes grises.
Dans plusieurs wilayas, dont Sétif et Constantine, les autorités locales annoncent l’arrêt définitif des anciennes applications communales de gestion des immatriculations. Les services d’état civil ne seront plus chargés de valider les contrats de vente de véhicules. Cette mission est désormais exclusivement assurée par les bureaux d’immatriculation, via le nouveau système national unifié.
Cette décision vise à centraliser les dossiers, garantir la sécurité des transactions et réduire les délais de traitement. Les automobilistes doivent désormais se conformer à ce nouveau circuit administratif pour toutes leurs démarches.
Toutes les opérations liées aux véhicules, qu’il s’agisse de véhicules neufs, d’occasion, importés ou produits localement, doivent être déposées directement auprès des services d’immatriculation.
Selon les communes concernées, cette centralisation permettra un traitement uniforme des demandes et assurera une meilleure traçabilité des dossiers.
Radiation de la carte grise : voici le dossier à fournir
La procédure de radiation (changement de propriétaire) s’effectue désormais uniquement auprès des bureaux d’immatriculation. Le dossier à constituer comprend :
- Une copie de la carte grise barrée
- Une copie de la carte d’identité biométrique du vendeur et de l’acheteur
- Un justificatif de résidence
- La carte d’identité biométrique originale
- Deux photos d’identité pour chaque partie
Ces mesures visent donc à sécuriser les transactions et à éviter les fraudes.
Carte biométrique : un document obligatoire ?
Les communes rappellent alors que la carte nationale d’identité biométrique est indispensable pour toutes les démarches liées à l’immatriculation et à la radiation des véhicules. Sans ce document, l’accès au système national informatisé n’est pas possible.
Avec cette troisième phase, la réforme de la carte grise entre désormais dans sa phase opérationnelle. Les automobilistes doivent rapidement s’adapter à ces nouvelles procédures pour éviter tout retard dans le traitement de leurs dossiers.
Ainsi, les communes, tout en se retirant progressivement du processus, accompagnent les citoyens et veillent à ce que la transition vers le système numérique se fasse de manière fluide et sécurisée.
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Carte grise : ce que les automobilistes doivent savoir pour profiter pleinement de la réforme
Au-delà des nouvelles formalités, cette réforme promet plusieurs avantages concrets pour les citoyens. La centralisation des dossiers au niveau des services d’immatriculation devrait alors réduire considérablement les délais de traitement, tout en limitant les erreurs administratives récurrentes.
La mise en place du Code QR sur les cartes grises permettra également une identification rapide et sécurisée des véhicules, offrant une protection supplémentaire contre la falsification et la fraude.
Adaptation et accompagnement : un plus non négligeable
Les communes insistent sur le fait que la réussite de cette transition repose autant sur le système numérique que sur l’adaptation des automobilistes. Il est recommandé de :
- Vérifier que tous les documents sont complets avant de se rendre au service d’immatriculation.
- Se munir de la carte nationale d’identité biométrique pour toutes les démarches.
- Prévoir la présence simultanée du vendeur et de l’acheteur pour finaliser toute transaction.
Des équipes locales restent mobilisées pour orienter et guider les citoyens dans l’utilisation du nouveau système, garantissant ainsi une transition fluide et sécurisée.
Cette troisième phase marque une étape clé dans la digitalisation du service public en Algérie. À terme, elle permettra d’harmoniser la gestion des immatriculations sur tout le territoire et de créer un suivi fiable et centralisé des véhicules.
Pour les automobilistes, il s’agit d’une période de transition où la vigilance est de mise. Les autorités appellent chacun à anticiper ses démarches et à respecter scrupuleusement les nouvelles procédures afin d’éviter tout retard ou complication.
