Les 7 millions d’Algériens de la diaspora prêts à investir en Algérie ?

Les 7 millions d’Algériens de la diaspora prêts à investir en Algérie ?

La diaspora algérienne dans le monde est importante : 7 millions d’Algériens vivent à l’étranger. De plus en plus de réseaux tentent de convaincre cette communauté d’aider leur pays d’origine. Que représente cette aide ?

Londres, La Silicon Valley, Paris s’organisent pour Alger

Des représentants de la diaspora algérienne en France s’activent de plus en plus pour que les franco-algériens s’investissent dans l’économie de l’Algérie. Le président et co-fondateur de AIDA (association international de la diaspora algérienne), Abdelouahab Rahim, la diaspora algérienne qu’il estime à sept millions de compatriotes dont quatre millions établis en France, « est sensibilisée et prête à apporter son savoir-faire pour vu que les pouvoirs publics créent les conditions adéquates pour matérialiser des investissements en Algérie ».

Il n’y a pas qu’en France que les réseaux s’activent, en Angleterre, AIDA est également très présente.  Aux Etats-Unis, la diaspora algérienne américaine tente même de mettre en place un fonds privé d’investissement destiné à financer la création de startup en Algérie. Ce fonds financé par des investisseurs privés, commencera avec un budget de plus de 100 millions de dinars.

L’Algérie prête à accueillir ?

Si l’envie ne manque pas au sein de la diaspora, ce sont surtout les rouages de l’administration algérienne qui les bloquent .

’’Aux Etats-Unis, la création d’une startup se fait en une journée, en France en deux semaines, alors qu’en Algérie cela peut durer entre trois et six mois’’, déplore Salah khodja, président et fondateur d’une ’’startup’’ au Etats-Unis.

L’Etat algérien est donc invité à promouvoir ce genre d’initiative. « Ce qui est demandé à ces pouvoirs publics c’est, avant tout, une vision claire, une feuille de route et un process grâce auxquels les compétences nationales à l’étranger auront l’éclairage voulu sur une économie adéquate capable d’attirer les investissements », explique Abdelouahab Rahim.

Il ne reste plus qu’à voir quelle collaboration peut s’organiser à l’échelle nationale et internationale. La réponse sera peut-être trouvée lors de la « Diaspora Business Expo » qui se tiendra à Alger du 26 au 30 novembre 2012.

AB