Le tronçon algérien du TSGP officiellement lancé depuis Adrar

Le tronçon algérien du TSGP officiellement lancé depuis Adrar
TGSP – L’Algérie la,ce la réalisation de son tronçon

C’est une date qui restera dans les annales de l’énergie africaine. Ce jeudi 4 juin, le ministre d’État chargé des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a donné le coup d’envoi officiel des travaux de réalisation de la section algérienne du gazoduc transsaharien (TSGP), depuis la wilaya d’Adrar. Un acte symbolique et concret à la fois, posé aux portes du Sahara, qui marque le passage d’un projet longtemps annoncé à une réalité de chantier.

La cérémonie avait une dimension trilatérale assumée. Aux côtés d’Arkab se trouvaient Akiberki Ekpo, ministre d’État nigérian chargé des Ressources pétrolières et gazières, ainsi que Hamadou Tinne, ministre du Pétrole de la République du Niger. Une délégation au complet, qui comprenait également le PDG de SonatrachNour Eddine Daoudi, et des représentants des compagnies nationales pétrolières des trois pays. À leur arrivée à l’aéroport d’Adrar, le wali et les autorités civiles et militaires locales les attendaient.

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Le gazoduc transsaharien au centre d’une réunion ministérielle trilatérale à Alger

Pendant plusieurs années, le gazoduc transsaharien a nourri les débats, les études et les annonces. Mercredi 3 juin, réunis à Alger pour la 5e fois en comité de pilotage, les ministres des hydrocarbures de l’Algérie, du Nigeria et du Niger ont validé le rapport final de faisabilité du projet, et annoncé le lancement des travaux du tronçon algérien. Le TSGP entre ainsi dans une phase opérationnelle.

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Les discussions ont porté sur les résultats de l’étude de faisabilité actualisée, réalisée par le cabinet international Penspen. Et sur l’état d’avancement de la feuille de route issue des précédentes réunions tenues à Niamey, Abuja et Alger.

TSGP – Rapport final validé et lancement du tronçon algérien : les décisions clés de la réunion

À l’issue des travaux, les trois pays ont adopté et validé le rapport final de faisabilité. Ce document servira de base technique et économique pour les prochaines étapes du projet. Les participants ont également convenu de :

  • Lancer les procédures opérationnelles nécessaires à la concrétisation du projet
  • Poursuivre la coordination entre les compagnies nationales chargées du suivi
  • Démarrer les travaux du tronçon algérien, annoncés par Mohamed Arkab dans une déclaration commune

Les cérémonies officielles de lancement sont prévues jeudi dans la région d’Illizi, au niveau du champ d’Ohanet, et dans la wilaya d’Adrar.

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D’une longueur de plus de 4 000 km, le TSGP vise à acheminer le gaz naturel nigérian vers l’Algérie via le Niger. Avant son exportation vers l’Europe et d’autres marchés. Sa capacité de transport est estimée entre 20 et 30 milliards de mètres cubes par an. Le projet s’inscrit dans le cadre du NEPAD et ambitionne de renforcer l’intégration économique régionale.

Les ministres nigérian et nigérien reçus par Tebboune : des engagements réaffirmés

En marge de la réunion, le président Abdelmadjid Tebboune a reçu les deux ministres et leurs délégations. À l’issue de l’audience, Ekperikpe Ekpo a indiqué que le président algérien avait manifesté « un grand intérêt » pour l’aboutissement de ce projet « vital ». Soulignant son importance « pour l’Algérie, le Niger et le Nigéria, en termes d’industrialisation et de création d’emplois, en plus de sa dimension africaine ». Il a assuré que le Nigeria « ne ménagera aucun effort » pour sa réalisation.

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Le ministre nigérien Hamadou Tini a qualifié les relations entre Alger et Niamey de « sans précédent et stratégique ». Il a transmis le message du président nigérien portant sur « l’adhésion totale du Niger » au projet, décrit comme important « non seulement pour les trois pays, mais pour l’ensemble de l’Afrique ». Il a également évoqué les accords conclus entre Sonidep et des filiales de Sonatrach. Ainsi que le projet pétrolier Kafra, dont l’entrée en exploitation est prévue « à partir du mois de juillet prochain ».