Le tribunal a requis 10 ans de prison contre Abdellaoui

Le tribunal a requis 10 ans de prison contre Abdellaoui

tribunalhusseindeyyyy_256936425.jpgLe procureur de la République près le tribunal de Hussein Dey a requis mardi une peine de 10 ans de réclusion assortie d’une amande de 1 million de dinars contre le directeur des affaires religieuses de la capitale, Moussa Abdellaoui accusé de corruption.

Lors de l’ouverture du dossier de Moussa Abdellaoui, de nombreuses personnalités religieuses, des imams et des inspecteurs étaient présents, en plus de neuf avocats du mis en cause.

Le mis en cause, 45 ans, a relaté de manière détaillée comment il a pu connaître la victime « Ch.R », muezzin à la grande mosquée d’Alger à la Place des Martyrs, en 2011. C’est la date à laquelle il a été désigné à la tête de la Direction des affaires religieuses d’Alger, après que son prédécesseur, Lazhari, le lui avait présenté.

Le mis en cause a affirmé avoir noué des relations avec le muezzin, qui lui avait, selon ses dires, parlé de ses problèmes familiaux et n’avoir pas bénéficié de logement et n’avoir pas bénéficié d’un visa pour aller accomplir le pèlerinage.

En effet, l’année d’après, 2012, Moussa Abdellaoui l’a envoyé au Lieux Saints de l’Islam et a employé sa sœur au niveau de la Grande mosquée d’Alger à la Place des Martyrs, comme il lui a octroyé un logement de fonction situé à proximité de la mosquée Ennaser (triomphe) à Bab El Oued.

L’accusé aurait découvert quelque temps plus tard que le gestionnaire avait déjà bénéficié d’un logement à Sidi Fredj, à l’ouest de la capitale, qu’il n’a pas occupé mais il l’a réservé pour passer les vacances d’été en compagnie de l’ex-directeur dudit département.

Du coup, le directeur lui a annulé l’octroi de ce logement et a réduit ses prérogatives. Il a souligné aussi avoir remis avant la précédente saison du Hadj au muezzin une somme de 7 00 00 dinars avant de lui rajouter une autre somme de 34 000 dinars pour les convertir en euros.

Il a dit avoir besoin de cet argent en devise pour pouvoir aller en France afin de s’inscrire dans un institut à Saint-Denis dans le but d’obtenir un doctorat en Sciences islamiques.

Il a indiqué que le muezzin lui avait demandé le jour où il pourrait la lui remettre. Ce premier aurait lui demandé de la lui remettre le jour même

En effet, tout remonte au 21 avril dernier lorsque les services de sécurité ont mis la main sur lui lorsqu’il s’apprêtait à recevoir des mains du gestionnaire de la Grande mosquée d’Alger une enveloppe contenant 1400 euros.

Après avoir été interrogé par le procureur de la République, le juge s’est adressé de son côté à l’accusé: « Comment se fait-il qu’un responsable que vous êtes nouer des relations avec un simple fonctionnaire placé sous votre tutelle. Le comble c’est qu’il ait avoué que vous mangiez ensemble un restaurant situé à Port-Saïd à Alger, et que parfois c’était lui qui payait l’addition des repas que vous preniez. Vous avez même indiqué que l’argent remis au restaurateur était de l’argent volé que des policiers ont pu récupérer!

Deuxièmement, ajoute le juge, les services de sécurité vous ont arrêté dans une voie publique en train de recevoir des produits de nettoyage ainsi que la somme d’argent en question.

Et le juge d’ajouter: « Comment se fait-il qu’un haut responsable avoue devant la cour avoir permis à la victime d’accomplir le pèlerinage? Ceci dit que ce que rapporte la presse sur le ministère des Affaires religieuses est juste. Ne pensez-vous pas que vous aviez privé quelqu’un d’autre de cette opportunité? Est-il juste d’employer la sœur de la victime, au moment où probablement de nombreux nécessiteux sollicitent ce poste ? », s’est-il interrogé.