Le Top 10 de la Coupe du monde

article-21814-ESPANGE.jpgDu triomphe de l’Espagne au buzz Paul le poulpe en passant par la réussite des Pays-Bas ou la génération montante, Sportweek vous propose son Top 10 de la Coupe du monde 2010.

Du triomphe de l’Espagne au buzz Paul le poulpe en passant par la réussite des Pays-Bas ou la génération montante, Sportweek vous propose son Top 10 de la Coupe du monde 2010.

Top 1 : Viva Espana !

Elle est arrivée en Afrique du Sud avec le statut de favori n°1, et elle a tenu son rang. L’Espagne a remporté son premier titre de champion du monde au terme d’un parcours pas aussi fringuant qu’on aurait pu l’imaginer (défaite contre la Suisse en ouverture, puis quatre victoire 1-0 pour finir), mais cette première étoile vient récompenser une équipe irrésistible depuis plus de deux ans.

La Roja a pu bénéficier d’une génération de joueurs exceptionnels, à l’image de ce noyau barcelonais qui renverse tout sur son passage depuis 2008. Mention spéciale à Andres Iniesta, pas aussi «glamour» qu’un Cristiano Ronaldo, virevoltant qu’un Messi ou charismatique qu’un Rooney, mais tout simplement indispensable.

Avec des titulaires âgés de 23 à 30 ans, la Roja a largement les moyens de confirmer à l’Euro 2012, voire au Mondial 2014. Seul Puyol et ses 32 ans pourrait tirer sa référence. Seul ombre au tableau, le cauchemar de Fernando Torres, héros en 2008, et à court de forme lors de ce Mondial, qu’il a terminé sur une civière et en larmes suite à un claquage.

Top 2 : Les Pays-Bas, un goût d’inachevé

Quelle image gardera-t-on des Pays-Bas après ce Mondial ? Celle d’une attaque flamboyante qui écrase tout sur son passage, ou celle de «bouchers» qui ont gâché la finale par leurs fautes ? Avec cette finale perdue contre l’Espagne, la sélection oranje a quelque peu écorné sa réputation.

Van Bommel et de Jong n’auraient jamais dû rester sur la pelouse, et certains de leurs coéquipiers ont complètement pété les plombs après le but espagnol qu’ils croyaient hors-jeu. Et pourtant, si Robben n’avait pas manqué ses deux face-à-face avec Casillas… On préférera donc garder en mémoire ce quatuor magique (Sneijder, Robben, Kuyt, et à un degré moindre van Persie), qui a fait tourner la tête au Brésil et à l’Uruguay après être sorti sans aucun souci du groupe E. En tout cas, on a hâte également de revoir Sketelenburg, van der Wiel ou Elia, et on regrettera que van Bronkhorst ait choisi de raccrocher les crampons, lui qui a inscrit le plus beau but de ce Mondial… Vivement l’Euro 2012 !

Top 3 : Les stars du foot, ce sont eux !

On attendait Messi, Ronaldo, Rooney, Lampard, Torres, Ribéry, Pirlo, Eto’o, Drogba, Kaka… Mais ces stars du football, censées être au sommet de leur art, ont déçu. A leur place, une nouvelle génération a éclos, à l’image des Allemands Özil ou Muller, des Uruguayens Suarez et Cavani, du Ghanéen Ayew, du Mexicain Giovani dos Santos, du Portugais Coentrao, du Japonnais Honda… On n’oubliera pas, bien sûr, les autres stars du Mondial, qui ont confirmé tout le bien qu’on pensait d’elles : Villa, Casillas, Xavi, Iniesta, Sneijder, Robben, Klose, Lahm, Schweinsteiger, Lucio, Maicon, Donovan… Et Diego Forlan bien sûr, élu meilleur joueur de la compétition.

Top 4 : Quels buts !

145 buts ont été inscrits durant ce Mondial, et certains resteront dans les annales. Honneur tout d’abord à Giovanni van Bronkhorst qui, pour l’avant-dernier match de sa carrière, a inscrit un but exceptionnel d’une frappe soudaine de 37 m contre l’Uruguay. Les buts venus de loin de Muntari et Forlan lors de Ghana-Uruguay, de Quagliarella contre la Slovaquie ou celui de Tevez contre le Mexique sont également à mettre en lumière.

Dans un autre genre, l’exploit personnel de David Villa face au Honduras, la reprise de volée de Forlan (encore lui…) contre l’Allemagne ou l’extérieur du pied de Maicon face à la Corée du Nord seraient en bonne place dans n’importe quel «Top but».

Top 5 : Le buzz Paul le poulpe

On vous en parlait sur sportweek dès le 25 juin, mais ses images ont vraiment commencé à faire le buzz lors de la dernière semaine de compétition. Paul le poulpe est assurément l’une des stars de ce Mondial. Ce mollusque de l’aquarium d’Oberhausen en Allemagne a correctement prédit tous les résultats de la Mannschaft durant le Mondial, en entrant dans une boîte aux couleurs de l’équipe qu’il pensait voir gagner.

Victoire contre l’Australie, le Ghana, l’Angleterre, l’Argentine et l’Uruguay, défaite contre la Serbie et l’Espagne : Paul le poule a réalisé un sans-faute. Devant ce buzz international, il se devait de pronostiquer pour la finale. Et là encore, il ne s’est pas trompé ! Reste à savoir ce que va devenir ce brave Paul après le Mondial…

Top 6 : Des scénarios d’anthologie

Trois matches ont retenu notre attention par leur scénario incroyable. Le 20 juin, les dix dernières minutes d’Italie-Slovaquie ont été riches en rebondissements : la Slovaquie menait au score à la 81e, éliminant virtuellement le tenant du titre, qui égalisait à la 85e (se qualifiant donc pour les 1/8), mais le but de Quagliarella était refusé pour un hors-jeu discutable ; à la 89e, la Slovaquie prenait deux buts d’avance, puis l’Italie réduisait l’écart deux minutes plus tard, et perdait finalement 3-2.

Le 2 juillet, alors qu’Uruguay et Ghana filaient vers les tirs au but, les Black Stars obtenaient un penalty sur une main de Suarez dans la surface à la 120e, mais Gyan le ratait, et l’Uruguay se qualifiait dix minutes plus tard. Enfin, le 3 juillet, à la 58e, le Paraguay obtenait un penalty face à l’Espagne et tout s’enchaînait alors : Casillas l’arrête, contre-attaque espagnole, Villa est accroché, Xabi Alonso tire le penalty, le réussit, l’arbitre lui demande de le retirer, Xabi le rate, Fabregas tente de récupérer le ballon mais il est fauché, l’arbitre ne bronche pas et l’Espagne trouvera finalement l’ouverture à la 84e. Que d’émotions !

Top 7 : Le Ghana, fierté de l’Afrique

Pour ce premier Mondial organisé en Afrique, on pouvait espérer qu’au moins un pays du continent noir accède au dernier carré. C’est raté, mais il s’en est fallu de peu : un penalty envoyé par Gyan sur la transversale… Comme le Cameroun en 1990 et le Sénégal en 2002, les Black Stars ont raté la marche. Mais ils pourront nourrir de gros regrets tant ils avaient largement les moyens de battre l’Uruguay. Seul pays africain qualifié pour les 1/8 de finale, le Ghana aura proposé un jeu attrayant. Les «Français» Gyan et Ayew, mais aussi Kingson, Boateng, Annan ou Muntari ont confirmé tout le bien qu’on pensait d’eux et pourraient bien alimenter le marché des transferts ces prochaines semaines.

Top 8 : Le show Diego

Bien sûr, il a été éliminé dès les quarts de finale. Bien sûr, ses qualités d’entraîneur restent à démontrer. Mais Diego Maradona a au moins eu le mérite de faire le spectacle. Alors que certains sélectionneurs traînaient leur misère en conférence de presse, lui était en représentation, mêlant les blagues et les tacles, le tout avec une mise en scène savamment orchestrée. On se souviendra par exemple qu’il a sorti une lettre de sa poche, soi-disant signée de Michel Platini, qui lui reprochait de l’avoir critiqué la veille, tout comme Pelé. «Je m’excuse auprès de Platini.

Mais pas de Pelé», a-t-il conclu. Et pendant les entraînements ou les échauffements, on a vu Diego, cigare au bec, particulièrement proche de ses joueurs, n’hésitant à mettre en place de drôles de jeu comme celui consistant à «allumer» l’équipe ayant perdu le match d’entraînement. On regrettera juste que son costume n’ait pas vraiment été taillé sur mesure…

Top 9 : La fête dans les tribunes

A l’heure de faire le bilan de ce premier Mondial africain de l’histoire, on peut dire que, du point de vue des supporters, la fête a été quasi-totale. Certes, certains stades sonnaient particulièrement creux lors du premier tour. Mais à part cela, aucun incident n’a été à déplorer entre supporters. Dans les stades, on retiendra bien sûr le bruit infernal des vuvuzelas, mais aussi les déguisements, les peintures, les banderoles, les accessoires des milliers de fans de foot, venus en Afrique partager un moment de convivialité.

Et parmi ces anonymes, on a pu voir des supporters de luxe comme on en voit rarement lors d’une Coupe du Monde : des sportifs (Nadal, Gasol, Nash…), des people (Paris Hilton, Leonardo di Caprio, Mick Jagger…), des têtes couronnées (la reine d’Espagne, le prince des Pays-Bas…), et même les Miss de tous les pays (sauf la Corée du Nord…) qui se sont retrouvées le 20 juin.

Top 10 : Larissa et Sabrina, les starlettes du Mondial

Comment faire un buzz international quand on a que sa poitrine à faire valoir ? Demandez à Larissa Riquelme, cette supportrice paraguayenne dont les photos ont fait le tour du monde. Cette actrice-mannequin a commencé à faire parler d’elle car elle suivait sur écran géant les matches des Guaranis, vêtue d’un haut au décolleté plongeant.

Mais le buzz est véritablement né quand elle a fait la promesse de se dénuder si le Paraguay allait en demi-finale. Malgré l’élimination, elle a tout de même posé nue, une première fois pour «remercier les joueurs et le peuple paraguayens», puis une deuxième, avec un drapeau espagnol peint sur la fesse, pour supporter la Roja.

Dans le même genre, une certaine Sabrina Boing Boing s’est fait connaître au Brésil, puis dans le reste du monde, en se faisant peindre le Jabulani sur les seins. Avec la fin du Mondial, il se pourrait bien que Larissa et Sabrina retrouvent l’anonymat aussi vite qu’elles en sont sorties…