Le Tassili n’Ajjer séduit l’OPEC : ce trésor algérien dévoile les secrets d’un Sahara vert

Le Tassili n’Ajjer séduit l’OPEC : ce trésor algérien dévoile les secrets d’un Sahara vert
Dans son édition de mai 2026, l’OPEC Bulletin braque les projecteurs sur le Tassili n’Ajjer : le joyau saharien révèle les traces d’un Sahara autrefois verdoyant.

Plongée au cœur d’un chef-d’œuvre naturel, l’OPEC Bulletin célèbre, dans son numéro de mai 2026, le Tassili n’Ajjer. Qualifié de « musée à ciel ouvert », ce territoire saharien nous livre les secrets d’une mémoire multimillénaire, où l’histoire de l’homme s’entremêle à celle des métamorphoses de la Terre.

Le dossier révèle la valeur exceptionnelle de cette région qui conserve à ce jour des oeuvres remontant à près de 10 000 ans, notamment à une époque où le Sahara était encore une terre verdoyante et peuplée d’animaux.

L’OPEC Bultin est le magazine mensuel publié par le Secrétariat de l’Organisation des pays exportateurs du pétrole. Il représente une publication officielle qui a pour objectif d’informer le public sur les activités de l’organisation et sur l’industrie en général.

L’OPEC met en lumière les trésors cachés du Tassili n’Ajjer

Avec ses 72 000 km², le Tassili n’Ajjer est la plus grande réserve naturelle d’Afrique. Ce site d’exception, protégé par l’UNESCO depuis plus de quarante ans, fascine par le contraste entre ses panoramas grandioses et son héritage archéologique inestimable.

Héritage des océans disparus, le relief du Tassili s’est forgé sur des millions d’années. Le dossier explique que le site s’est formé lorsque la région était recouverte d’anciennes mers durant les périodes silurienne et dévonienne. En effet, le temps a laissé place à un décor fantastique de labyrinthes minéraux et de canyons spectaculaires qui font la renommée mondiale de ce plateau saharien.

Djanet fait office de point de départ privilégié pour explorer le site. Cette porte d’entrée stratégique dessert les secteurs les plus emblématiques du parc : l’immense plateau du Tassili, les reliefs du Tadrart Rouge et l’oasis suspendue de la vallée d’Iherir.

Le rapport met en lumière un patrimoine artistique hors norme : plus de 15 000 peintures et gravures identifiées à ce jour. Ce trésor archéologique, dont une partie reste encore à découvrir, témoigne de l’évolution du Sahara sur 12 millénaires. On y contemple aussi bien des animaux sauvages aujourd’hui disparus que les figures symboliques fascinantes de l’époque. Le dossier analyse ensuite la période pastorale (vers 4500-4000 av. J.-C.) qui voit l’émergence de l’élevage. Ce basculement marque le déclin de la chasse au profit d’une vie communautaire structurée autour des premiers campements.

Le magazine de l’OPEC met en lumière l’un des plus grands trésors cachés d’Algérie.

Le magazine de l’OPEC met en lumière l’un des plus grands trésors cachés d’Algérie.

Un Sahara autrefois vert

Au-delà du récit humain, les fresques du Tassili constituent une véritable archive climatique. La présence de crocodiles, d’hippopotames et de girafes sur les parois rocheuses atteste scientifiquement d’une métamorphose radicale : entre -12 000 et -7 000 ans, l’actuel désert était une savane luxuriante, cœur battant de la « période humide africaine ».

À mesure que les pluies se raréfient, la faune sauvage s’effacent au profit du bétail domestique, suivies par l’apparition des chevaux, des chars, puis du dromadaire.

Face aux menaces naturelles et humaines, le Tassili n’Ajjer fait l’objet d’une surveillance accrue. Géré par un organisme étatique dédié, le parc impose un encadrement strict des flux touristiques. L’exploration de ses zones les plus reculées ne peut se faire sans l’expertise de guides locaux.

En conclusion, l’OPEC Bulletin érige le Tassili n’Ajjer en témoin privilégié de la métamorphose des mondes. Ce site prouve que, bien avant l’impact de l’homme moderne, la nature a opéré une mutation radicale, transformant un éden verdoyant en une étendue désertique monumentale.

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