Le rôle « vital » des femmes algériennes lors de la guerre de libération évoqué à Alger

Le rôle « vital » des femmes algériennes lors de la guerre de libération évoqué à Alger

arton61117-26662.jpgLe rôle « vital » joué par les femmes algériennes durant la guerre de libération nationale a été souligné, lundi lors d’une rencontre à Alger, par d’anciennes membres de l’armée de libération nationale, condamnées à mort durant cette période sanglante que l’Algérie a connue.

Les anciennes militantes de la cause nationale s’exprimaient à l’occasion de la manifestation culturelle, prévue sur trois jours, organisée en commémoration de l’anniversaire du congrès de la Soummam (20 août 1956).

« Ces femmes dont la majorité ne sont pas connues s’étaient impliquées au même titre que les hommes dans la guerre de libération nationale », ont indiqué ces anciennes membres de l’ALN.

La moudjahida Fatouma Ouzagane a relevé lors de cette manifestation intitulée « la kheima au service de la culture », la grande volonté de ces femmes « martyres » qui se sont vouées corps et âmes pour une Algérie libre et indépendante.

« Les femmes algériennes avaient eu une volonté qui courait tel un fleuve irriguant tous les espoirs et les certitudes ayant abouti à l’indépendance méritée après des années de sacrifices », a souligné Mme Ouzagane, lors de cette rencontre prévue sur trois jours.

Quant à Djouher Akrour, a relevé pour sa part le rôle « polyvalent » de la femme durant la guerre de libération nationale, saluant par la même occasion ces femmes « martyres et inconnues » qui ont participé activement à libérer le pays du joug colonial.

« La femme algérienne portait les armes, soignait les blessés, faisait à manger, posait des bombes, ramenait des informations et accomplissait tout ce qui était possible pour l’indépendance et la libération de l’Algérie », a rappelé Mme Akrour.

Relatant sa détention, en compagnie d’autres algériennes à la prison « Barberousse », actuellement « Serkadji », elle a relevé la barbarie des geôliers qui les battaient à outrance. « Les surveillants de la prison de Barberousse nous frappaient mais on ripostait par des insultes sans montrer notre souffrance afin de leur prouver notre force et notre détermination à obtenir la liberté de notre pays », a-t-elle relaté avec fierté.

L’ambassadeur du Yémen en Algérie, Djamel Aoudh, présent à cette manifestation, a affirmé pour sa part que la révolution algérienne était « la plus importante des révolutions dans le monde arabe voire dans le monde entier ».

La représentante du ministre des sports et de la jeunesse, Zina Azzoug, a rappelé de son côté le lancement par le ministère de la « caravane de la mémoire » s’étalant jusqu’au 5 juillet 2013 avec l’objectif d’offrir aux jeunes l’occasion de « découvrir l’histoire de la guerre de libération nationale ».

La manifestation s’inscrivant dans la cadre de cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie sera enrichie par des témoignages d’autres moudjahidate.

Elle sera également ponctuée par des lectures poétiques, des conférences thématiques suivies d’activités folkloriques ainsi qu’une exposition de livres et des photos des martyrs à l’intérieur même d’une kheima dressée à l’occasion au niveau la place « El Kettani ».

Cette manifestation a été organisée par la bibliothèque Multimédia El Kettani de l’établissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger en collaboration avec différentes associations.