Le prix de la viande va-t-il enfin baisser ? L’Algérie ouvre ses portes aux bovins ukrainiens

Le prix de la viande va-t-il enfin baisser ? L’Algérie ouvre ses portes aux bovins ukrainiens
Viandes rouges

Dans le cadre de la diversification de ses sources d’approvisionnement et du renforcement de la sécurité alimentaire, l’Algérie vient de donner son feu vert à l’importation de bovins en provenance d’Ukraine. Trois nouveaux certificats vétérinaires ont été officiellement validés entre les deux pays.

Le secteur de l’élevage et de la viande en Algérie s’apprête à accueillir de nouveaux flux commerciaux. Selon un communiqué officiel publié par le portail du gouvernement ukrainien, les autorités sanitaires algériennes et ukrainiennes ont finalisé les accords techniques permettant l’exportation de bétail vivant vers le marché national.
Trois filières de bétail concernées

Ce déblocage est le fruit d’un travail de concertation entre le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche de la République Algérienne et le Service d’État ukrainien pour la sécurité alimentaire. Les deux parties se sont accordées sur trois types de certificats vétérinaires spécifiques, couvrant l’essentiel des besoins de la filière bovine :

  • Le bétail de boucherie : destiné à l’abattage immédiat pour approvisionner le marché local en viande rouge.
  • Le bétail de reproduction : visant à renforcer les capacités des élevages algériens et à améliorer le patrimoine génétique du cheptel national.
  • Le bétail d’engraissement : destiné aux éleveurs engraisseurs locaux.

Pour le chef du Service d’État ukrainien, Serhii Tkachuk, cet accord témoigne de la qualité des produits ukrainiens : « L’ouverture de ces trois nouvelles destinations d’exportation vers l’Algérie confirme que les produits ukrainiens répondent aux exigences vétérinaires strictes du pays importateur ».

Vers une baisse des prix de la viande ?

Cette annonce intervient à un moment où le gouvernement algérien multiplie les initiatives pour réguler les prix de la viande rouge sur le marché intérieur. L’introduction de bovins ukrainiens — qu’ils soient destinés à l’abattage ou à l’engraissement — devrait contribuer à accroître l’offre disponible et, par extension, à stabiliser les tarifs pratiqués chez les bouchers.

Pour garantir des prix accessibles aux consommateurs, notamment à l’approche de l’Aïd El Adha 2026, le gouvernement a déployé l’artillerie lourde sur le plan fiscal.

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Mesures exceptionnelles (15 avril 2025 au 30 juin 2026) : Les importations de bovins destinés à l’abattage sont totalement exemptées de droits de douane, de TVA, de taxe de domiciliation bancaire et de contribution de solidarité.

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Après juin 2026, un taux réduit de 5 % de droits de douane restera en vigueur jusqu’à la fin de l’année, témoignant de la volonté de l’État de maintenir une pression baissière sur les prix.