Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a insisté jeudi lors d’un Conseil des ministres, sur la nécessité pour les instances compétentes de rendre leurs décisions sur les marchés publics dans la « transparence absolue ». Le chef de l’Etat, après avoir écouté une communication du ministre des Finances sur un « projet de décret exécutif portant approbation du règlement intérieur type des commissions des marchés publics », a affirmé que les nouvelles dispositions contenues dans ce projet viennent opportunément réduire les délais de traitement des dossiers par les commissions des marchés publics. Le président Bouteflika a ordonné, par ailleurs, au gouvernement de veiller, au niveau des différents secteurs, à dynamiser davantage la conduite de l’important programme quinquennal d’investissements publics en cours.
Le texte subséquent au décret présidentiel d’octobre 2010 portant révision de la réglementation applicable aux marchés publics, introduit notamment des dispositions nouvelles à même de diligenter les travaux des commissions des marchés publics, parmi lesquelles figure la permanisation des membres des commissions nationales des marchés et la suppression du bureau de ces mêmes commissions pour alléger les délais de traitement des dossiers.
Ces nouvelles dispositions comprennent également la désignation de suppléants aux membres des commissions, y compris leurs présidents et rapporteurs, pour mettre un terme aux retards découlant de toute absence des concernés.
Le projet de décret exécutif énonce, également, une « clarification des mandats des commissions de marchés publics pour veiller au respect des procédures et à leur transparence dans les appels d’offres et dépouillements des offres, le choix technique des soumissionnaires relevant de la responsabilité légale des maîtres d’ouvrages, ainsi que la limitation à 15 jours du délai accordé à l’examen des recours ».
Le président Bouteflika: les récentes manifestations en Algérie sont « l’expression d’inquiétudes et d’impatiences »
ALGER – Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a relevé jeudi que les récentes manifestations qui se sont déroulées en Algérie sont « l’expression d’inquiétudes et d’impatiences » chez les citoyens. Le chef de l’Etat, qui s’exprimait lors de la réunion du Conseil des ministres, a déclaré dans ce contexte qu’il est de « notre devoir d’en tenir compte et d’y répondre par des efforts accrus (…), quels que soient les résultats déjà atteints dans la réponse aux aspirations de notre peuple ». Il a en outre ajouté que les actes de violence et les atteintes aux biens qui ont accompagné ces manifestations sont « condamnables et regrettables » et affirmé qu’ aucune revendication « ne saurait autoriser l’atteinte aux personnes et aux biens », avant de rappeler les grands chantiers mis en œuvre par le gouvernement pour « garantir l’amélioration des conditions de vie » des Algériennes et des Algériens.
Le président Bouteflika a ainsi mis l’accent sur les réalisations enregistrées jusque-là pour « rattraper ses retards et répondre aux diverses attentes sociales de la population », à travers notamment le lancement de « nouveaux programmes massifs » et les « réformes fondamentales » actuellement en cours.
Le chef de l’Etat a, par ailleurs, fait référence à son engagement, dès son premier mandat présidentiel, à œuvrer pour la paix, la concorde et la réconciliation nationale afin de prendre en charge « les attentes et les espérances » de tous les Algériens.
Compte tenu de la « concrétisation progressive » de ces « exigences vitales », il a indiqué que la relance du développement constitue un « horizon nouveau ». Le président de la République a, dans cet ordre d’idée, souligné que les mesures et les chantiers qu’il a ordonnés tout récemment visent en conséquence à répondre « aux besoins de notre peuple avec une prise en charge affinée des urgences et une qualité de service et de prestations publiques meilleures ». Ils tendent également à rassurer « nos compatriotes face aux effets de la crise économique mondiale ou à tout autre défi », a-t-il affirmé.
La détermination du chef de l’Etat à répondre aux aspirations des jeunes en matière d’emploi notamment, est illustrée par ses directives concernant, entre autres, l’amélioration des soutiens publics aux jeunes, candidats aux dispositifs de micro-crédit et l’élargissement de ces dispositifs à des créations groupées de cabinets par les diplômés universitaires. Il s’agit, de plus, de l’allégement des conditions et procédures y afférentes et la dynamisation de la mise en exploitation des locaux réalisés pour les jeunes au chômage.
Adapter la formation dispensée au marché local de l’emploi
ALGER – Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a instruit le gouvernement à dégager des solutions « efficaces » de manière à « adapter » la formation dispensée, au marché local de l’emploi dans le but de réduire le chômage des diplômés. « J’attends donc du gouvernement qu’il dégage des solutions efficaces à ce défi », a souligné le chef de l’Etat dans son intervention lors du Conseil des ministres tenu jeudi. « J’insiste encore aujourd’hui que le peuple algérien peut légitimement se féliciter de voir près dix millions de ses enfants se rendre quotidiennement à l’école, à l’université ou au centre de formation. C’est-là une preuve de l’attachement de notre pays au savoir et à la promotion sociale de tous les citoyens », a encore affirmé le chef de l’Etat.
« Cependant, ce résultat, appelé à s’accroître davantage, nous impose un saut qualitatif, pour mieux adapter la formation dispensée à tous les niveaux au marché local de l’emploi et réduire ainsi le chômage des diplômés », a souligné le président Bouteflika lors du conseil qui a entendu et débattu une communication sur le Conseil national de partenariat.
L’examen de ce dossier a débouché sur l’instruction donnée par le président de la République au gouvernement à l’effet d’approfondir, à tous les niveaux, l’évaluation et les adaptations requises au système national d’enseignement pour mieux répondre aux besoins en cadres et compétences nécessaires au développement national.
La mise en place de ce Conseil national de partenariat en tant que mécanisme de consolidation de la politique nationale de formation et d’enseignement professionnels en adéquation avec le marché national de l’emploi, fait suite aux directives présidentielles en vue d’une harmonisation constante entre les besoins du marché national de l’emploi et le produit de l’enseignement de la formation professionnels.
Cette instance qui vient d’élire à sa tête un dirigeant d’entrepris, regroupe, outre les délégués de l’enseignement et le formation professionnels, des représentants de l’ensemble des employeurs publics et privés, des chambres et associations patronales ainsi que des organismes de promotion de l’emploi et du développement des investissements. Cette instance aura également des démembrements locaux.
Adoption du programme des énergies renouvelables et de lapolitique d’économie d’énergie
ALGER – Le programme national d’énergies nouvelles et renouvelables ainsi que la politique d’économie d’énergie ont été adoptés par le Conseil des ministres réuni jeudi sous la présidence de Abdelaziz Bouteflika, président de la République. « L’Algérie mettra en œuvre son programme national d’énergies nouvelles et renouvelables ainsi que la politique d’économie de l’énergie », a déclaré le chef de l’Etat à l’issue du débat sur ce dossier présenté lors du Conseil par le ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi. Au regard du caractère nouveau des technologies à mettre en œuvre, le président de la République a insisté pour que la période 2011 à 2013 soit pleinement consacrée à la maîtrise des connaissances et des technologies liées à ce domaine encore nouveau, y compris au niveau mondial.
A ce titre, le président Bouteflika a instruit le gouvernement de veiller à promouvoir une coopération avec tous les partenaires étrangers publics et privés disposés à partager avec l’Algérie leurs connaissances et à œuvrer pour des associations fondées sur un partage équitable des bénéfices.
Le gouvernement a été également chargé d’encourager des partenariats avec les groupes industriels internationaux spécialisés pour la production en Algérie des équipes et des technologies nécessaires aux énergies nouvelles et renouvelables.
Le président de la République a aussi ordonné au gouvernement de mobiliser, sur la période triennale, un montant de 2 milliards DA requis pour la réalisation des études ainsi qu’une enveloppe de 12 milliards DA nécessaire à la subvention de l’électricité qui sera produite par les réalisations expérimentales d’énergies nouvelles et renouvelables.
En outre, le gouvernement est chargé de faciliter la mobilisation de plus de 50 milliards DA de crédits bancaires à des conditions avantageuses, pour permettre la réalisation des unités expérimentales durant les trois années. Le chef de l’Etat a, par ailleurs, donné son accord pour la création d’un Commissariat des énergies nouvelles en ordonnant que des dispositions soient prises pour assurer la fédération des compétences et des connaissances nationales disponibles dans les centres de recherches scientifiques en rapport avec ce dossier.
Le Conseil des ministres a également décidé d’introduire dans le prochain projet de loi de finances l’allocation de 1% de la fiscalité tirée des hydrocarbures au développement de ces énergies et à la promotion d’une utilisation plus efficace des énergies d’origine conventionnelle.
« Une telle allocation de ressources reflète notre volonté de faire en sorte que les hydrocarbures dont dispose le pays puissent d’ores et déjà accompagner les investissements nécessaires au développement des énergies nouvelles et renouvelables au bénéfice des générations futures », a souligné le président de la République.
Selon la présentation du ministre de l’Energie lors de ce conseil, le développement de la production d’électricité par le biais des énergies renouvelables sera conduit en trois étapes successives. Ainsi, les années 2011 à 2013 seront consacrées à la consolidation des données, à travers des études et des projets pilotes destinés à tester les différentes technologies à mettre en œuvre.
Les années 2014 et 2015 connaîtront, quant à elles, le lancement substantiel des investissements requis qui seront accrus afin d’atteindre, à l’horizon 2030, la production de 22.000 MW d’électricité par la voie d’énergies nouvelles et renouvelables, soit plus du double des capacités actuelles par le recours au gaz naturel. »Le développement de l’efficacité énergétique nécessitant d’importants investissements, permettra d’économiser près de 600 milliards de mètres cubes de gaz sur 25 années », souligne le Conseil.
»La moitié de ce volume sera ainsi conservée pour les prochaines décennies », relève encore le Conseil des ministres dans son communiqué, précisant que »l’autre moitié exportée générera pour le pays des recettes minimales supplémentaires estimées à 200 milliards de dollars au cours des 25 prochaines années ». En outre, la politique énergétique nouvelle sera accompagnée du développement d’une industrie de sous-traitance locale dans les énergies nouvelles, à même de générer durant la décennie un minimum de 100.000 emplois à haute valeur ajoutée.
La Cour suprême doit disposer des moyens requis pour l’accomplissement de ses tâches
ALGER – Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a affirmé qu’il veille à ce que la Cour suprême et les magistrats conseillers qui y exercent disposent de « toutes les conditions et moyens requis » pour un « bon accomplissement » de leurs tâches. Le président Bouteflika, en sa qualité également président du Conseil supérieur de la magistrature, a rappelé lors du Conseil des ministres, tenu jeudi, que dans le cadre de la réforme de la justice, il « a veillé à ce que, au regard de la solennité de leur mission, la Cour suprême et les magistrats conseillers qui y exercent, disposent de toutes les conditions et moyens requis, pour un bon accomplissement de leurs tâches ».
Dans ce contexte, le Conseil des ministres a examiné et approuvé jeudi le projet de loi organique fixant l’organisation, le fonctionnement et la compétence de la Cour suprême. Ce texte a pour objectif de « permettre la mise en œuvre des dispositions de la Constitution qui stipule que l’organisation, le fonctionnement et les attributions de la Cour suprême soient édictés par la loi organique ».
A ce titre, le projet de loi organique « vise à codifier clairement une pratique déjà en vigueur, depuis la mise en place dans notre pays de deux ordres de juridictions, l’un, ordinaire, avec à son sommet la Cour suprême, et l’autre administratif, coiffé par le Conseil de l’Etat ».
Le texte précise, en outre, que la Cour suprême « juge de droit, veille au respect de la loi à travers les ordonnances, jugements et arrêts rendus par les tribunaux et les cours d’appels, ainsi qu’au respect des règles de procédure », comme elle « peut aussi, exceptionnellement et dans les cas déterminés par la loi, être juge au fond ». Outre les dispositions relatives à l’organisation de cette juridiction, ce projet de loi « conforte son indépendance en lui conférant l’autonomie financière et de gestion ».
Création d’un groupe minier public
ALGER – Le Conseil des ministres, réuni jeudi sous la présidence Abdelaziz Bouteflika, président de la République, a approuvé un projet de décret présidentiel portant sur la création d’un groupe minier public. Doté d’un capital social de l’ordre de 5 milliards de DA détenu par l’Etat imprescriptible et inaliénable, ce groupe industriel, dénommé « Manadjim El Djazair », se verra transférer les actifs des cinq entreprises publiques activant actuellement dans le domaine minier, précise le Conseil des ministres dans un communiqué. Cette nouvelle entité devra contribuer à l’intensification de la prospection et l’exploitation des richesses minières de l’Algérie, permettant, du coup, la création de nombreux postes d’emploi et de promouvoir les exportations hors hydrocarbures, indique-t-on.
« Cette approche dans laquelle les investissements seront majoritaires permettra d’associer également les partenaires étrangers disposés au transfert de technologie et de connaissances », selon le communiqué.
Le Conseil des ministres a également approuvé quatre projets de décrets présidentiels relatifs à la recherche et l’exploitation des hydrocarbures.
D’autres part, le Conseil des ministres a approuvé un dossier relatif à deux marchés de gré à gré simple de construction de lignes ferroviaires d’un montant global de 89 milliards de DA.
Le premier projet est relatif à la construction d’une ligne reliant Boughezoul à Msila sur 151 KM avec un coût de près de 45 milliards DA, alors que le deuxième projet, doté d’une enveloppe de 44 milliards de DA, concerne la ligne ferroviaire Boughezoul-Tissemssilt d’une longueur de 139 KM, ajoute-t-on.